‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 175 sur 183 · I II · texte numérisé non relu

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Au point de vue économique, les dispositions employées pour utiliser le mieux possible la lumière des lampes éleetriques ont une grand importance. C'est un des avantages des foyers très puissants de pouvoir être placés très haut et de ne pas exiger l'emploi de verre dépolis ou d'opales. Il suffit alors, pour avoir la meilleure utilisation, de renvoyer vers la surface à éclairer les rayons émis au-dessus du foyer. De très grands réflecteurs plans, ou légèrement roncaves, installés audessus des lampes, comme on l'avait fait à la gare du chemin de fer de Lyon en 1877 et conmie les a employés avec

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beaucoup de succès H. Jaspar, à TExposilion d^électricité de Paris, sont à la fois ce qu'il y a de plus simple et de meilleur; lorsqu'il est possible, comme dans ce dernier cas, de cacher complfeiement le foyer lumineux, en n'employant que la réflexion, on obtient un éclairage des plus satisfaisants.

Le plafond lumineux installé en 1877, par M. Fontaine, dans une des salles des magasins du Louvre à Paris, est un exemple ' intéressant de réclairage par ce mode de réflexion. La partie centrale du plafond avait été remplacée par une grande glace sans tain, au-dessus de laquelle éUiicnt installés le régulateur et son réflecteur. Ce dernier était formé d*un tronc de pyramide renversé, dont les quatre faces étaient garnies de fer-blanc « avec un dispositif a])proprié pour entrer et sortir le régulateur.

Tant que Ton peut employer les plafonds comme réflecteurs, il nV a pus de difficultés, et M. Fontaine s'en est encore servi avec succès dans la filature de M"* Dieu, propriétaire à Daours (Somme), et chez M. Menier, à Noisiel. Mais lorsqu'il n\ a pas de plafond, comme dans beaucoup d'usines et dans les halles de chemin de fer, ou lorsque le plafond est vitré et sert à Féclairage pendant le jour, il faut trouver d'autres moyens.

Les réflerleui-s circulaires plans dont nous avons parlé sont limités dans leui*s dimensions, et ils laissent encore perdre vers le haut une grande partie des rayons émis au-dessus du foyer. M. Boulard avait imaginé de leur substituer un ivflecteur à armilles plates échelonnées, dont la largeur et Técartement sont établis de façon que tous les rayons sont réfléchis sans qu'aucun d'eux soit cependant intercepté. Ces armilles. ou si Ton veut, ces abat-jour, n'existent que jusqu'au plan passant par le foyer: elles seraient inutiles en dessous, parce que les rayons lumineux se répartissent naturellement. Il est du reste important, pour tous les réflecteurs en général, de ne les faire travailler que par leur surface inférieure, qui n'est pas exposée à être obscurcie par la poussière. Il faut également éviter de les diriger de fagon qu'ils présentent des surfaces éblouissantes, insupportables à la vue.

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