‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 93 sur 183 · K«I.(»BU · texte numérisé non relu

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naître, dans re nirmc fil, (les ftinniuls induils que l'on a nom-

C's extra-couriuils.

Lnrxque l'on ferme le ciivuit, ii se produit un extra-courant qui, d'après ta loi géni^Tale de l'induction, iisl inverse, c'est-àdire de sens contraire au courant principal, dont il diminue l'inlensité. LorHqui> l'on interrompt le circuit, l'cxtru-couranl est direct et s'ajoute au courant principal, dont il aug-mente l'inten-

334 LINDCCTION ÉLECTRIQLE.

»(l(' el prolonge la durée. Il au^micnte la puissance Ue t'étincelic fie rupture ; mais eu mi^me temps il prolonge la duK-e et alTaiblît la tension du courant induit correxpoudant .

Afin de combattre les effets de ces exlra-couranta, M. Fizeau a interposé dans le circuit inducteur de la bobine un condeusateur de grande surface, dans lequel l'électricité do l'extra-couranl s'accumule, pour réa^rir aussitôt en sons inverse.

La bobine de Rubmkorff produit des effets calorifiques très puissants; elle a reçu ijuelques applications industrielles pour l'inflammalion des mines et l'éclairage au moyen des tubes de Geissler. Ou a également essayé de s'en servir pour produire la lumière parincaudescence.el nous devons rappeler les curieuses expériences faîtes en 187" par M. JablochkolT, avec une lame mince de kaolin placéi; entre les extrémités du fil induit d'une (le ces bobines. L'arêle de celte lame était maintenue en fusion parle ]>assagedes courants et fournissait une très belle lumii-re. En faisant varier la disposition et les dimensions des bobines, ainsi que le nombre des lames actionnées par chacune d'elles, on pouvait obtenir des lumières de diverses intensités, depuis un demi-carcel jusqu'à deux carcels. M. Jablochkoff alimentait ses bobines d'induction avec une machine k courants alternatifs, ce qui penneltail de su|ipi'imer dans chacune d'elles le condensateur et l'interrupteur, et, jiar suite augmentait considérablement l'intensité des courants induits.

Des essais analogues ont été récemment repria en Angleterre, îi la suite des expériences faites par M. Spotliswoode, avec une bobine d'induction excitée par les courants altemslifs d'une machine de M. de Méritcns. Ces essais s'appliquent surtout aux procédés d'incandescence, qui exigent du courant une tension considérable, tension qu'il ne convient guère de demander immédiatementà la machine. La bobine de ItuhmkorfT est en effet im apiinreil do trnnsformation; si elle n'est ordinairement employée qu'il Iransfoimer l'électricilé dynamique en électricité

EXPÉRIENCES DE M. SPOTTISWOODE. 235

statique, elle peut cependant effectuer la transformation inverse, comme Ta montré M. Bichat, en faisant passer dans le fil fin de la bobine une série d'étincelles qui engendraient dans le gros fil des courants induits alternatifs produisant des effets analogues à ceux des courants de pile.

La bobine d'induction avec laquelle M. Spoltiswoode a fait ses expériences est la plus grande qui ait été construite jusqu'à présent. Son poids total est de 762 kilogi*ammes, sa longueur del",22 et son diamètre extérieur de 8™,508. Le fil primaire a 2 millimètres et demi de diamètre et 445 mètres de long. La bobine secondaire ne comprend pas moins de 458 kilomètres de fil fin faisant 341,850 tours, fractionnés eu plusieurs disques juxtaposés, d'après le système de M. Poggendorff.

Avec des éléments de Grove, elle fournit des étincelles de 1",08 de longueur. Avec les courants do la machine de ' Méritens, l'étincelle constitue un véritable arc voltaïque, de 15 à 20 centimètres de longueur.

Le second modu d'indiicLioii. celui qui résulte du d4pUc«mout relatif de l'inducteur ou de l'induit, a été bien plus Fécond onappiic^lioua; cVsl sur lui que rêposetil la construction H 1b fouctionnomont des machines destinées k la production >âo l'électricité dynamique. Bien que présentant une grande variéW de formes, ces macliines ne contiennent toutes que eus deiU étéraenls, rinductcur et l'induit, répétés en nombre suffisant; l'un des deux, gcnéraloment l'induit, est animé d'un mouvement de rotation tr^s rapide dans le champ mii^nétiquo de l'inducteur, et c'est le travail mécanique dépensé pour le foire mouvoir qui ac trouve transformé en électricité.

Les anciennes machines à frottement transforment bien aussi du travail mécanique; mais elles ne servent qu'ft multiplier des charges d'électricité statique, c'est-à-dîri' à élever le» potentiels aux deux cstrémilés d'un circuit ouvert, et non pu à onlreleuir un flux continuel d'électricité dynamique dam circuit fermé.

Les inducteurs ont d'abord été constitués par des ttimints permanents; comme la force magnétique de ces aimants est limitéa et que leur poids et leure dimensions croissent beaucoup plus vite qu'elle, on a été conduit, pour augmenter la puissance des machines, à employer des électi'o-aimants dans lesquels un courant éler.triqut> développe énormément pins de magnétisme que n'en pourrait contenir un aimant de mêmes dimen-

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