‹ La lumière électrique, son histoire, sa production et son emploi dans l'éclairage public ou privé, les phares, les théatres, l'industrie, les travaux publics, les opérations militaires et maritimesChapitre 99 sur 183 · MACHINE DE I.'AI.LIA^CE · texte numérisé non relu

MACHINE DE I.'AI.LIA^CE

î'tail bini uatiiri'l, [»our obtenir ilrs couranis plus înteiiscs, tt'aujirmoalur le iiombre des bobinas iiidiiilos de la itiaehint! de Clarke; c'osl en qiio lit, on l849,Nnlliil, professpurde physique k l'École militiiro de liruxellf^a. Il doubla dahord le nombre s bobines; puis il en assembla huil sur un cylindre en bois el les fit tourner entre les branches de quatre aimants, opposés leux il deux. Il finit par assembler 16 bobines sur un même ^squL', tournant entre les pâles de 8 aimants, et eo juxtaposant plusieurs disques sur un même arbre, >îl eréa hi machine (nagnéto-éloclrique bien couuuo sous le nom do mucliine di* l'Alliance.

La décomposition de l'eau par les courants ^-lectriques llviiIi suggéré l'idét) do l'exécuter en grand et d'employer lour l'éclairufre les gaz obtenus h l'aide do machines mat^nétoâoctriques puissantes. C'était donc bien indirectement qu'elles ivaicnt produire do la lumière. Il n'est pas difficile de eomj^endre que la spéculation projetée n'ait pu réussir; la maehine prenait beaucoup trop de force el il était plus simple as coûteux d'extraire directement de la bouille le gaz l'éclairage. En outre, il fallait rodrosser les courants, el tous les commutateurs que l'on essaya étaient nipidemenl mis hors vice parles étincelles de rupture; ce fut alors, vers IS.'ÎG, ^uo M. Du Moncel conseilla d'employer la machine pourproiiuiro In lumière électi-ique, et l'on y parvint, grAce à l'idée Mggérée par M. Masson de supprimer le commutateur. Ce fut boc encore accidentellement que l'ofi se servit, pour cet usage, fes courants alternatifs dont nous avons signalé les avantages léciaux dans certains systèmes d'éclairage. Le succès fut aussi ioinpiet que possible, et c'est la première machine qui ai t re(;u des plois industriels, principalement l'application de la lumière

23* PREMIËKES HACKIISE5 HAGNËTO-ËLECTBIQUES.

l'Icclriquo à réclaîrage des phares, inaugurée on Franco en 1863.1

Dans celte machine les îndiirteiira sont fixi-a; ils sonl fnrm^ pai' daas rangées paniltMps ilo huîL aimants en fer à chevi ruyonniinl autour des disques ; ces nimauts sont Rapporté» Jf des traverses en bois, él leurs pôles, trijs réffuliferement espw sont alternas de fni;on qu'un p<Me Nord est opposé k an 1 Sud, et ainsi de suite; chacun de ces aimants est composi i six lames en acier d'un cenliini-lre d'épaisseur, provonanl yj forges d'Allevard; ces lames sont trempées, drossées hh meule et assemblées- il l'aide de vis ; elles sont aimantées ist ment et chaque faisceau, pesant environ 20 kilogrammes, en porter 60.

Les bobines induites sont mobiles; elles sont assej autour d'un disque en bronze, & l'iiiile de collieri^ etpan mcnl à Taxe de rotation ; leur esjiarement est réglé avec la p grande précision, de façon qu'elles se trouvent toujoura toitl a la fois dans la même position relative par rapport aux • p6lcs des inducteurs.

Les noyaux des bobines de Clarke étaient formés par t tiges (le fer doux ; mais lorsqu'on les lit toiU'ner beaucoup plnj vite en présence d'aimant» très puissants, il fallut les modtfil pour obtenir des aimantations et des désaimantations jivi rapides, ot les empôeber de s'écbautTer.

Nous avons déjà dit que les changements rapides de polt provoquaient dans le métal des mouvements moléculaj accompagnés d'un dégagement de chaleur; noua avoDS ' éaialement qu'il se produit dans les noyaux des courants dlî duction comme ceux dont Faraday a démontré l'ftxïste et que pour diminuer leur importance et faciliter les olTels i l'influence magnétique, il fallait diminuer et diviser le plus p sible la niasse des noyaux.

C'est le que l'on a réalisé dans les machines de l'Alliaace, < constituant ces noyaux par des tubes de fer minées, fendud longitudinalement. Les rondelles de laiton, fixées à ch&queV extrémité pour maintenir les fils, sont égalemeul fondues sui- J

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