PRINCIPE DE HUYGHENS
leur mouvement n’étant plus les mêmes , on dit qu’elles sont dans des phases différentes de vibration. Si l’une des particules est sur la crête, et l’autre sur le creux de l’onde, alors, parce que l’une est en train de monter, l’autre en train de descendre, on dit qu’elles sont dans des phases opposées de vibration.
Nous avons encore à éclaircir un autre point, un point de la plus haute importance, dans la question que nous considérons. Soit O (fig- 20) un point pris en eau calme, et
Fig. 20.
qui, lorsqu’on y exerce une perturbation, produit une série d’ondes circulaires ; la perturbation nécessaire à produire ces ondes est simplement une oscillation haut et bas du point O. Soient mn la position du front de Tune des ondes à un moment quelconque, et m'n' sa position une seconde ou deux plus tard. Cela posé, chaque particule d’eau, à mesure que l’onde passe sur elle, oscille, comme nous l’avons appris, haut et bas. Si donc cette oscillation est une source suffisante de mouvement ondulatoire, alors chaque portion distincte de l’onde mn devra être une semblable origine, et donner naissance à une série d’ondes circulaires. C’est là le point important auquel je désirais vous conduire. Chaque
particule de l’onde nui doit agir de cette manière. Prenant chaque particule pour centre et F entourant d’une onde circulaire d’un rayon égal à la distance entre mn et mV, la réunion de toutes ces petites ondes formera la grande onde m!n' absolument comme nous la voyons formée dans la nature. Ici, de fait, nous résolvons le mouvement ondulatoire en ses éléments, et, après avoir ainsi réussi à le faire, nous ne rencontrerons pas de grandes difficultés dans l’application de nos connaissances acquises aux phénomènes de la lumière.
Revenons maintenant à nos fentes, et, pour plus de simplicité, considérons d’abord le cas de la lumière monochromatique. Concevons une série d’ondes éthérées partant de la première fente, marchant vers la seconde et l’atteignant enfin. Lorsque chaque onde a traversé cette dernière, elle ne poursuit pas seulement sa course directe vers la rétine, elle diverge en outre à droite et à gauche, tendant à mettre en mouvement la masse entière de l’éther au delà de la fente. De fait, comme nous l’avons déjà expliqué, chaque point de Fonde qui remplit la fente est lui-même le centre d’un nouveau système d’ondes , transmis dans toutes les directions à travers l’éther situé derrière la fente . C’est là le célèbre principe de Huyghens. Nous avons maintenant à examiner comment les ondes secondaires agissent l’une sur l’autre.
Considérons d’abord la bande centrale de la série. Soit AP ( Jig . 21) la largeur de la fente dressée en avant de l’oeil, largeur nécessairement exagérée dans la figure, et admettons que les points noirs qui sillonnent l’ouverture représentent les particules d’éther, toutes dans la même phase de vibration. Supposons que ET figure une portion de la rétine. Imaginons que de O, centre de la fente, nous menions une