‹ La lumière nataleChapitre 3 sur 23 · LE SOMMEIL DU PAYSAGE · texte numérisé non relu

LE SOMMEIL DU PAYSAGE

Par les routes d'azur subtil, le crépuscule S'en vient comme un troupeau perdu dans les sentines Et les divins échos des cloches florentines Apaisent les coteaux où la grive trucule.

Le Paysage dort, couché dans l'herbe grasse, Puissant comme un héros sous l'égide du ciel D'avoir lance debout, dans le jour solennel. Les disques du soleil sur les hautes terrasses.

Il dort et les vallées travestissent les lig-nes Qui dessinaient les reins charnus et curvilignes De son corps de Titan affronteur de nuages ;

Tandis qu a l'occident où mourut le soleil,

Le ciel, tragiquement penché vers son sommeil.

Glisse au chevet des monts le glaive de l'orage.

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