FIN DU TOME PREMIER
ADDITIONS ET ERRATA
1° Note relative à la source lumineuse prise pour unité dans la comparaison des pouvoirs éclairants des becs de gaz.
Pages 98 et 121, orra dit que la source lumineuse prise pour unité dans la comparaison des pouvoirs éclairants des différentes flammes , était le bec Carcel toujours monté de la même manière , de façon à brûler 42 gr. d’huile de colza épurée par heure. On a dit également, page 120, que la lumière du gaz est fort variable, et que bon ne peut indiquer des résultats que relativement à une composition déterminée du gaz, ainsi qu'à la forme du bec dans lequel il brûle, à sa température, à sa pression lors de sa sortie, et à la vitesse du courant d’air.
MM. Dumas et Régnault, ayant été chargés d’une étude sur le pouvoir éclairant du gaz d’éclairage dans la ville de Paris, ont fait installer un appareil de vérification permettant de déterminer les consommations d’huile et de gaz effectuées pendant un temps donné par une lampe et par un bec de gaz, brûlant autant que possible dans les mêmes conditions , et donnant la même quantité de lumière. Ces expériences ont été suivies par MM. Audouin et Bérard (I).
Ces recherches ont montré quelle était l’influence de conditions diverses dans la grandeur et la hauteur de la mèche , la position du verre, etc., sur la dépense et le pouvoir éclairant de l’huile, puis ensuite comment la combustion du gaz s’opérait dans les différents becs généralement en usage. Les expériences se rapportent au gaz d’éclairage fourni par la distillation de la houille ; avec le gaz provenant d’autres matières bitumineuses, les résultats pourraient être différents.
En employant les becs à une ouverture , dits becs bougies, comme avec les becs à fente ou bec papillons, la consommation du gaz estplus
(1) Ann. de chimie et de physique, 3e série, t. 65, p. 42'4.
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grande que cela est nécessaire pour une même quantité de lumière; d’un autre côté, une même quantité de gaz peut donner des quantités différentes de lumière suivant les dimensions de l’ouverture, et en général le pouvoir éclairant augmente quand , toutes conditions étant les mêmes, la pression du gaz diminue.
Les becs à double courant d’air, c’est-à-dire construits d’après le principe du becd’Argant, et composés d’une couronne circulaire percée soit d’une fente continue, soit de trous dont le nombre varie, donnent en général une meilleure utilisation de la matière brûlée. Le pouvoir éclairant de ces becs peut également varier suivant le diamètre des trous, leur nombre, la distribution de l’air servant à la combustion et la hauteur du verre. Néanmoins, lorsque la combustion s’opère avec des becs en porcelaine, et que la pression du gaz à la sortie est faible, l’intensité lumineuse est la plus forte.
L’intensité lumineuse de la flamme du gaz est due à l’irradiation des particules de carbone incandescentes qui proviennent d’une décomposition du gaz et qui sont destinées à être brûlées ultérieurement. Si la combustion a lieu incomplètement, les particules de charbon qui échappent à la combustion se répandent en fumée dans l’atmosphère ; si la combustion a lieu trop complètement, le pouvoir éclairant de la flamme peut être diminué ou même à peu près détruit, comme on l’observe en mélangeant le gaz avec une proportion déterminée d’air atmosphérique. Les expériences ont montré que l’introduction dans le gaz d’éclairage ordinaire de 6 p. 100 d’air suffit pour diminuer de moitié son pouvoir éclairant. Un mélange de 20 pour 100 ou de | du volume ne donne plus de lumière. Ainsi le mélange d’une faible quantité d’air au gaz est désavantageux à son pouvoir éclairant.
D’après ces recherches, l’instruction relative à la comparaison de la flamme du gaz d’éclairage porte que dans l’appareil de Mrs Dumas et Régnault, la flamme de la lampe Carcel prise pour type, et celle du bec de gaz normal étant amenées, au moyen du photomètre, fig. 6, p. 101, à donner la même quantité de lumière, quand la lampe Carcel a brûlé 10 grammes d’huile, le bec doit avoir brûlé 25 litres de gaz s’échappant sous une pression de 2 à 3 millimètres d’eau.
La lampe Carcel doit avoir un bec dont les dimensions sont déterminées, et dont le diamètre extérieur est de 23 millim. 50; elle doit être remplie d’huile de colza épurée, et être amenée à brûler 42 gr. d’huile à l’heure.
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Le bec de gaz normal est un bec en porcelaine à double courant d’air et dit bec Bengel. Il a 30 trous dans la couronne, le diamètre de chaque trou étant de 0mm,6; le diamètre extérieur de la couronne est de 22mra,5, le diamètre entre les trous de 16mm,5 et le diamètre intérieur de l’ouverture du courant d’air de 9 millimètres.
2° Note relative à V incandescence des corps solides colorés.
On a dit, page 104, que l’image prismatique des corps solides incandescents était continue,' et que sous ce rapport, d’après les observations de MM. Bahr et Bunsen, l’erbine faisait exception.
J’ai pu vérifier ce résultat, et observer les bandes lumineuses que présente cette terre, lorsque étant placée à l’extrémité d’un fil de platine elle se trouve portée à la température rouge dans la flamme du gaz mélangé d’air.
Les substances qui se colorent par élévation de température et qui restent colorées près de la température rouge, indiquent une disposition moléculaire d’après laquelle certains rayons lumineux sont réfléchis en plus grande proportion et d’autres sont absorbés. Tel est l’oxyde de zinc, non éclairante qui devient jaune par élévation de température ; placé dans la flamme d’un bec de gaz, bien qu’il soit volatil, si l’on examinele spectre qu’il donne par incandescence, on trouve que ce spectre contient la partie la moins réfrangible et 'très-peu de rayons bleus; ce corps se comporte donc par irradiation comme lorsqu’il est vu par diffusion à la lumière du jour, c’est-à-dire qu’il absorbe les rayons les plus réfrangibles.
En est-il de même avec l’erbine ? Cela est assez difficile à dire, car précisément les bandes lumineuses sont à la même place que les bandes noires d’absorption obtenues par le passage de la lumière au travers de la dissolution d’un sel d’erbium. Rien ne s’oppose cependant à ce que les corps lumineux par incandescence présentent, près de leur surface, des effets d’absorption, puisque l’on a vu , page 340 et suiv., que les corps phosphorescents,, sous l’influence de la lumière, peuvent
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donner des images spectrales avec des bandes lumineuses et des raies noires.
Page 160. La planche fig. 18, placée à côté du texte, et qui renferme les images spectrales relatives aux principaux métaux, ne porte pas de numéro.
TABLE DES MATIÈRES