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De même pour les poissons. Dans les temps antérieurs, lorsque, sous l'influence du feu central, la chaleur était uniforme dans les eaux et sur la terre, les poissons étaient revêtus d’une armure formée de plaques osseuses destinées à les protéger contre la haute température des eaux primitives, tandis qu’à l’époque qui nous occupe, où l’on commence à distinguer la diversité des saisons, ils diminuent. “Juste au moment où l'hiver commence à prendre sa place au rang des saisons, dit Hugh Miller, on vit disparaître les poissons dont la structure avait été disposée pour vivre dans un milieu d’une température très élevée... Créés pour vivre dans les mers thermales, ils disparurent dès que les mers se refroidirent.”” Moïse n’avait pas à mentionner ces créations destinées à disparaître. Les mers ainsi refroidies se repeuplèrent d'espèces nouvelles, qui vivent encore aujourd’hui.
Les observations géologiques sur cette époque nous amènent donc à reconnaître qu’elle est précisément celle fixée par l'écrivain sacré pour l’apparition du soleil et des astres. Ce que nous apprend Moïse des événements dont notre globe a été le témoin entre la création des végétaux et celle du règne animal qui l’a suivie, est absolument ce que nous révèle la science de nos jours, qui est incapable de trouver une erreur, une inexactitude dans la simple relation de Moïse, écrite il y a quatre mille ans.
La description du quatrième jour est peut-être la narration la plus étonnante de tout le récit de
la création, et elle suffirait à elle seule à prouver l'inspiration de l’auteur sacré. “Nous disons et nous croyons qu’il était inspiré. Que ceux qui rejettent cette inspiration et qui la nient, nous expliquent par quelle incompréhensible merveille un auteur, le plus ancien de tous les auteurs, n'ayant par conséquent pas la ressource des travaux antérieurs sur la même matière, un auteur qui n’était ni astronome, ni physicien, ni botaniste, ni géologue, a pu écrire sur les astres, le système de la création, son ordre successif, un chapitre où la Science n’a pu signaler jusqu'ici, je ne dis pas une erreur, mais la plus légère inadvertance en
Ce n’est pas à dire que l'inspiration s’étend aux mots, aux phrases mêmes dont se sont servis les écrivains sacrés ; la différence de leur style ne permet pas une semblable supposition. L'inspiration consiste d’abord dans une assistance négative qui prévient toute erreur, puis en ce que Dieu pousse l’auteur à écrire, lui suggérant intérieurement, surtout pour la foi et les mœurs, au moins le fond de ce qu’il doit dire, l’éclairant et le préservant de toute erreur. (C’est dans ces conditions que l’on peut dire que Dieu est proprement l’auteur de la Bible. Quant au style, l'expression, la forme même de la pensée, c’est l’affaire de l’écrivain. 11 jouit à cet égard de toute l’indépendance nécessaire.