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Ecoutons Buffon : “La description de Moïse est une narration exacte et philosophique de la création de l'univers entier et de l'origine de toutes choses.” Et Linné: “Il est matériellement démontré que Moïse a écrit, non sous la seule inspiration de son génie, mais sous la dictée même de l’auteur de la nature.” Puis Marcel de Serres : “Si l'on considère que la géologie n'existait pas à l’époque à laquelle a été écrit le récit de la création, et que les connaissances astronomiques étaient pour lors peu avancées, on est porté à conclure que Moïse n’a pu deviner si juste que par suite d’une révélation.” Que de témoignages On pourrait encore citer, mais il faut savoir | se borner. J’ajouterai cependant avec l’auteur de La Terre et le Récit biblique de la Création que ‘Tautorité divine des Ecritures ne dépend pas pour nous de l’accord plus ou moins parfait qui peut exister entre elles et la science géologique. La science est mobile de sa nature ; la vérité, elle, ne change pas : elle est immuable comme le Dieu dont elle émane. Voilà pourquoi l’autorité de nos Livres saints ne saurait être subordonnée au verdict de la science. Elle repose sur une autre | base à la fois plus solide et plus ferme que nous 1’avons pas à rechercher ici.
“Mais lorsqu'on vient nous dire avec une assurance que la certitude seule pourrait justifier : “Les progrès de la science ont fait justice de l’autorité de la Bible” ;—à ceux qui tiennent un pareil | langage, nous avons le droit de répondre : ‘Vous
vous trompes ; au point où en est la science c’est le contraire qui est vrai.”
“Prenons-y garde. Il y a des préjugés scientifiques non moins aveugles que les préjugés populaires. Ceux qui, au nom de la science, de la science géologique en particulier, affirment qu'il y a opposition entre elle et le Livre des révélations divines, ou n’ont pas examiné, ou obéissent sans le savoir à des préventions irréfléchies. Or l'effort constant de tout homme droit et impartial doit être de s'élever au-dessus d’elles jusque dans ces régions sereines où l’on ne prend conseil que de la vérité.”
Sixième jour.—Création des mammifères et de l’homme.
L'organisation de la terre est complète. Le sol est affermi, produisant partout des plantes et des arbres. Sauf les accidents qu’elle pour-1 encore subir sur un point ou sur un autre desa surface, bien légers comparés aux perturbations radicales qu’elle a éprouvées aux différentes phass de sa formation, elle est propre maintenant à devenir le séjour des derniers êtres que Dieu lui destine : les animaux terrestres, domestiques et sauvages, et finalement l’homme. (Ce fut l'oeuvre du sixième jour, qui correspond à l’âge tertiaire des géologues.
Puis Dieu dit : Que la terre produise des animaux qui aient respiration de vie, selon leur espèce, savoir
des bestiaux et des animaux rampants et des bêtes lerrestres selon leur espèce. Et ainsi fut.
Ainsi donc. au sixième jour, Dieu créa d’abord les bestiaux, les petits aninaux qui se déplacent en rampant, à la mode des serpents, des vers, et les bêtes sauvages de la terre.
Ces animaux se distinguent de ceux de l’époque précédente en ce qu’ils sont des animaux terrestres, mammifères et vivipares, les autres étant plutôt des animaux monstres, oiseaux gigantesques, tous
| ovipares, innombrables et immenses, avec des
ailes ou sans ailes, dans l'air et dans l’eau.
Les reptiles d’abord, dit Pozzy, les mammifères ensuite : ainsi parle Moïse. N'est-ce pas le même langage que nous tient la géologie ? L’harmoaie est donc complète ; impossible de signaler aucun désaccord.
Cet accord éclate sur un autre point, ajoute le même auteur. Dans le récit biblique, dit-il, la création de la vie animale occupe deux jours, le cinquième et le sixième, celle de la vie végétative n’en occupe qu'un, le troisième. Et la géologie, combien compte-t-elle de périodes pour les animaux ? Deux : celle des ovipares (reptiles, oiseaux) dans les terrains jurassiques, et celle des quadrupèdes, vivipares, dans les terrains tertiaires. Combien pour les Végétaux ? Une seule, la période houillère. Qui pourrait ne voir là qu’une correspondance fortuite ?
Moïse, nous l'avons déjà fait remarquer, carac. térise les diverses phases de la création par k Pe côté saillant : celui qui frappe les yeux. Il écrit dans le langage de son temps et pour être compris lég de tous. La classification qu’ilemploie, pour n'être ni rigoureuse ni complète, ne contredit aucune I découverte scientifique bien constatée.
Enfin, la terre est définitivement prête à rece. voir celui pour qui elle est destinée. Les saison suivent leur cours régulier ; une riche verdur orne les plaines et les coteaux. Les espèces organi sées, plantes et animaux, sont au point où le Tout: Puissant les voulait. Le chef et le roi de la ns ture, le chef-d'œuvre de la création, qui la con somme, qui l'explique en en faisant voir la fin, peut maintenant prendre possession de son magni fique domaine. Ce domaine est encore comme s’il n'existait pas ; avec l’homme, il va recevoir l'impulsion et la vie.
Aussi, Dieu dit : Faisons l’homme à notre imagt, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les pois sons de la mer, et sur les êtres volants des cieux, 4 sur les bestiaux et sur toute la terre, et sur tout anim qui rampe sur la terre.
Dieu donc créa l’homme à son image, il le cré à l’image de Dieu.
Ici, la voix divine devient plus grave ; Dieu qui jusqu'ici, avait tout fait en commandant, sembk
ærecueillir ; on dirait un conseil tenu par plusieurs Personnes. Le moment, en effet, était des plus solennels. 11 s'agissait de créer sa créature privilégiée. Tout ce qui avait été fait jusqu’à présent l'avait été pour elle. Dieu créa donc l’homme.
de, le magnin apprécier les merveilles.
de l’homme, série des dive