‹ La lumière visible [microforme]Chapitre 44 sur 79 · LXVII · texte numérisé non relu

LXVII

‘Et vous, portes éternelles, levez-vous, ouvrezvous, afin de laisser entrer le Roi de gloire.” (Ps. XXXVII, 7.)

‘ Celui qui doit leur frayer le chemin marchera devant eux: ils passeront en troupes à leur porte, et y entreront : le roi passera devant leurs yeux, et le Seigneur sera à leur tête.” (Michée, 11, 13.)

‘Vous êtes monté en haut, vous avez amené un grand rombre de captifs.”” (Ps. LXVII, 19.)

“Ils ont vu, Ô Dieu, votre entrée, triomphante de mon Dieu, de mon roi qui réside dans son sanctuaire.” (Ps. LXVII, 26.)

“ Le Seigneur remplira de sa parole ses Evangélistes, afin qu'ils l’annonc force.” (Ps. LXVII, 12.)

“ J'élèverai un signe parmi eux, et j'enverrai ceux d’entre eux qui auront été sauvés vers les nations de l'Afrique, dans la Lydie, armés de flèches, dans 1 dans les fles les plus recul jamais entendu parler de ma gloire aux gentils frères de toutes les

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sabats en un autre sabat ; toute chair viendra se Prosterner devant moi et m'’adorer.” (Isaie, LXVI, 19, 20, 21, 22, 23.)

“...Mais il sera une pierre d’achoppement (le Messie), une pierre de scandale pour les deux maisons d’Israël ; Un piège et un sujet de ruine à ceux de Jérusalem . -. Plusieurs d’entre eux s’y beurteront. Ecoutez, sourds, aveugles. Qui est aveugle, si ce n’est Israël, mon serviteur ? Qui est sourd, sinon celui à qui j’ai envoyé mes prophètes ?... Qui a livré Jacob à la destruction et [sraél à la dévastation ? N'est-ce pas le Seigneur

que nous avons offensé? Car ils n’ont pas voulu marcher dans ses voies, ni entendu sa loi.” (Isaïe, XLII, 17, 25.)

‘“ Les yeux du Seigneur sont ouverts sur le royaume qui pèche... Et je vais faire que la maison d'Israël soit secouée parmi toutes les nations de la terre comme on secoue le froment dans un crible.” (Amos, IX, 8, 9.) C’est ainsi que la réprobation des Juifs, leur aveuglement et leur dispersion sont annoncés énergiquement dans les Livres saints.

Quelle conformité des prophéties avec l’Evangile ! Quel portrait de Jésus-Christ ! Quelle fidèle image ! Surtout quel accord avec l’événement ! Ne dirait-on pas, en lisant certains passages d’Isaïe, que ce saint homme, qui écrivait plus de mille ans avant Jésus-Christ, est un évangéliste et non un prophète.

Je ne puis, en effet, sans renverser la base de toute certitude, conclure autrement que le personnage annoncé par les prophètes n’est autre que Jésus-Christ, le Sauveur promis. C’est bien la figure sublime du Sauveur attendu que les prophètes nous peignent sous d’aussi vives couleurs. Jésus-Christ a donc vécu réellement ; il est bien né dans la ville désignée par les prophètes, à Bethléem de Juda ; il y est né de la manière et à l’époque convenue ; il est né d’une vierge, tel qu'annoncé par Isaïe ; il était, tel que prédit, de la race de David ; il a réalisé dans sa personne

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tous les traits de Celui que l’on attendait ; sa vie, son œuvre, en un mot, ont été la vie et l’œuvre du Mer ; annoncé par les prophètes. Tout ce qui a éte prédit de lui ne peut s'appliquer à aucun autre ; les moindres détails de sa vie sont signalés d'avance et vérifiés par l'événement. Il n’est pas au pouvoir d’un homme, remarque à ce sujet

Mer Freppel, de choisir son lieu de naissance, de naître de la race d'Abraham, de la tribu de Juda, de la maison de David, de paraître au temps marqué par Jacob, de faire des miracles et d'obtenir la foi du genre humain.

Toutes les prédictions, les figures de l’ancienne loi se rapportent à Jésus de Nazareth et prouvent qu’il était vraiment le Messie. C’est avec raison que le béni Sauveur lui-même, au moment de quitter la terre après sa résurrection, pourra dire à ses apôtres et disciples réunis : “Dans toutes mes paroles, lorsque j'étais avec vous, je vous AVais annoncé que devaient nécessairement s’accomplir toutes les prédictions écrites à mon sujet dans les livres de Moïse, des prophètes et des Psaumes.”’

Je trouve encore la preuve de l’accomplissement des prophéties, quant au règne de Jésus- Christ sur la terre, dans l'établissement de la religion qu’il a fondée, la conversion de toutes les nations à la pure et sainte doctrine de l'Evangile, le déploiement prodigieux de sa grandeur spirituelle, la permanence et l’universalité invincible de son règne à travers les siècles

Je sais, de plus, que Jésus-Christ s’est dit être le Fils de Dieu, envoyé pour racheter l'humanité ; qu’il a prouvé sa divinité par sa doctrine, par ses vertus, par ses miracles, par sa mort et sa résurrection. Nous avons en témoignage de la divinité ce sa mission la Révélation chrétienne, c’est-à-dire lx religion qu’il a enseignée, religion que la raison humaine n’eût jamais été capable de découvrir.

“I n’y a qu’une question de laquelle tout dépend, disait à ce sujet M. Brunetière : Jésus- Christ est-il Dieu ou bien n’est-il qu’un homme ? S’il n’est pas Dieu, l’Ancien Testament croule avec le Nouveau. S'il est Dieu, au contraire, l'origine divine de l’Ancien Testament est prouvée par là même, puisque d’un bout à l’autre, il ne tend pour ainsi dire qu’à préparer Jésus.”

Jésus-Christ, en effet, a affirmé sa divinité dans plusieurs circonstances de sa vie terrestre, que Lui et Dieu ne faisaient qu’un. “Moi et mon Père, nous sommes un.” —‘Mon Père est en moi, et moi dans mon Père.” —‘“Qui me voit, voit aussi mon Père.”’—‘“Crois-tu au Fils de Dieu ?”, demande-t-il à l’aveugle-né, “Qui est-il, Seigneur, afin que je crois en lui ?” Jésus lui dit : “Tu le vois, et celui qui te parle, c’est lui-même.” Alors il dit : “Je crois, Seigneur”, et se prosternant, il l’'adora. ‘Non, ce n’est pas ainsi que parlent les hommes”, s’écriaient les foules qui suivaient les pas du Sauveur!.

1. On remarquera, en lisant dans l'Evangile la guérison de l’avougle-né, que ce miracle a été constaté selon toûtes les règles que la plus sévère critique peut exiger.

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Un jour, à Césarée de Philippe, Jésus interroge ses disciples sur ce que les gens disent de lui. Les uns, répondent-ils, disent que vous êtes lean- Baptiste, d’autres Elie, d’autres Jérémie ou un des prophètes. —‘“Mais, vous, reprend le Sauveur, que dites-vous que je suis ?”’— Simon Pierre lui répondit : ‘Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant.” Jésus répondit : “Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, parce que ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux.” Jésus le loue de son affirmation, qu’il ratifie, et prend occasion de cette circonstance solennelle pour faire de Pierre le chef de son Eglise future.

Un autre jour, Philippe lui dit : “Seigneur, faites-nous voir le Père, et cela nous suffit.” —‘“Quoi, répond Jésus, je suis depuis si longtemps avec vous et vous ne me connaissez pas ? Philippe, celui qui me voit voit aussi le Père. Comment peux-tu dire : “Faites-nous voir le Père ? Ne croyez-vous pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?”

Une autre fois, parlant à N icodème, qui vient lui dire : “Maître, nous savons que vous êtes venu de par Dieu ; car personne ne peut opérer les prodiges que vous faites, si Dieu n’est avec lui.” Jésus dit : “Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son Fils unique, afin que celui qui croit en lui ne périsse : 18, mais obtienne la vie éternelle... Celui qui crcit en lui, n’est pas condamné, mais celui qui n’y croi: as est condamné, parce qu’il ne croit pas au Fils de Dieu.”

Au moment de ressusciter Lazare, il déclare formellement qu’il va opérer ce miracle pour que le peuple reconnaisse la divinité de sa mission. La veille même de sa moït, il affirme de nouveau sa divinité, tout en sachant que cette réponse devait achever de le perdre dans l'esprit de ses ennemis. “Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu,” lui demande Caïphe. Jésus lui répond : “Tu l'as dit”, ou “Je le suis”, selon saint Marc.

À Jean-Baptiste, qui lui envoie de ses disciples pour savoir s’il est vraiment le Christ attendu pour le salut du monde, Jésus en appelle à l'évidence des miracles qu’il opère. Dans une autre cir- “<onstance, il dira : “Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de ce que je suis.” —“$Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez du moins à cause de mes œuvres.”

Telle était, en effet, la notoriété de ses prodiges, qu’Hérode lui-même fut ravi en apprenant qu'il allait voir le Christ en personne, que lui déférait Pilate, pensant bien qu’il n’hésiterait pas à faue un miracle en sa présence.

Devant Pilate, qui songe à renvoyer Jésus, qu’il reconnaît innocent, les Juifs déclarent : “Nous avons une loi, et selon cette loi, il doit mourir parce qu’il s’est dit le Fils de Dieu.”

Enfin, sur le Calvaire, on lui lance l’injure suprême : “Si tu es le Fils de Dieu, descnds donc de la croix.” Le fait est manifeste : Jésus-Christ a été poursuivi et condamné à mourir pour avoir affirmé sa divinité.

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Il réclame les attributs divins, la puissance divine. “Tout ce que fait le Père, le Fils le fait également.’ —‘‘Je suis la voie, la vérité et la vie. Nul ne vient à mon Père que par moi.” Quand il fait des miracles, c’est en son nom et de sa propre autorité. “Je le veux, sois guéri ; jeune homme, lève-toi.— Lazare, sors dehors, etc.” Nous le savons, il a même déclaré qu'il avait le pouvoir de remettre les péchés ; de fait, il les remet, et transmet même ce pouvoir à ses disciples. Quant à lui-même, il défie qui que ce scit de le convaincre de péché, prétention qu'aucun homme n’a jamais soutenue et n’osera jamais soutenir, prétention de la part de Jésus-Christ que personne ni alors ni depuis n’a jamais osé démentir. En effet, il est la plénitude de la sainteté ; Son caractère moral est la perfection même.

Il veut qu’on l’adore comme on adore Dieu le Père. ‘Comme vous croyez en lui, croyez en moi’? Thômas, revoyant Jésus après sa résurrection, se jette à ses pieds et l’adore en disant : ‘Mon Seigneur et mon Dieu’, et Jésus le loue de sa foi tout en déclarant heureux ceux qui ont cru avant d'avoir vu.

Il accueille nos prières et veut qu’on demande en son nom. ‘Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, je vous l’accorderai.”’ “Si vous demandez quelque chose en mon nom, je vous l’accorderai.”’—‘“Je suis le pain vivant descendu du ciel. Qui mange ma chair et boit mon sang, a la vie éternelle, et moi je le ressusci-

terai au dernier jour. C’est moi qui suis la résurrection et la vie.’ —‘Quiconque aura quitté ou maison, ou frères, ou sœurs, à cause de moi, recevra le centuple, et aura pour héritage la vie éternelle. si —" Quiconque vit et croit en moi ne mourra point pour toujours”, dit-il à Marthe, au moment de ramener son frère Lazare à la vie. Il faut être Dieu pour faire de telles promesses. On ne s’aurait expliquer autrement le langage tenu par le Sauveur, car “‘les expressions dont ilse sert seraient d'un fou si elles n'étaient d’un Dieu”, (Mgr Bougaud). Mais comme Jésus n’était pas fou, il était Dieu, vraiment Dieu et vraiment homme à la fois. |

Les Juifs mêmes ne s’y trompent pas. Un jour, Jésus leur demande pourquoi ils veulent le lapider : “C’est parce que, étant homme, tu te fais Dieu.” C’est aussi la raison, comme nos venons de le voir, qu’ils donnent à Pilate pour le faire condamner. Jamais personne, écrit Mgr Mignot, n’a parlé en son propre nom de Dieu et des choses de Dieu. ..Jésus, au contraire, le plus humble, le plus sincère, le plus désintéressé des hommes, légifère comme Dieu, pardonne comme Dieu, juge, absout, condamne comme Dieu...Que veut-on de plus, à moins de réciter le symbole de Nicée ou celui de saint Athanase.

Non seulement Jésus-Christ a été prophétisé, mais il a lui-même fait des prophéties que le temps a confirmées, telles que, par exemple, la ruine

de Jérusalem et du temple, la manière dont cette ville serait assiégée. Il a prédit sa mort, toutes les circonstances qui devaient l'accompagner, le reniement de Pierre, la trahison de Judas, et enfin sa résurrection. Alors, Jésus dit à ses Apôtres : ‘Nous montons à Jérusalem ; à, on me crachera au visage, je serai flagellé et crucifié, mais ne craignez rien, je ressusciterai le troisième jour.” En effet, il meurt comme il l'avait dit, et il ressuscite comme il l’avait annonté.

“Après son dernier soupir, on a fouillé son cœur pour en tirer ce qui restait du sang. Ilest mort, bien mort, non point dans un coin obscur, propice à la fraude et au mensonge, mais en plein air, au sommet d’une colline, cloué sur un gibet où tout un peuple a pu le voir. Il est mort d’une mort publique et juridiquement constatée. Il est mort et sa tombe a été mise sous scellés et gardée par des soldats. Eh bien! ce mort on l'a vu vivant. Ceux qui le pleuraient ont tressailli de joie en le voyant apparaître au milieu d'eux, et en l'entendant dire : Paix à vous !

“La nouvelle de cette résurrection se répand | dans le monde, non par les timides confidences d’une secte superstitieuse qui tient à se cacher, mais par des témoignages publics dont retentissent les tribunaux.”’ (Monsabré.) :

Le Père Nourit, dans une brochure intitulée | Comment on croit, traitant le fait de la résurrection, exprime la réflexion suivante que tout homme de. bon sens ne peut rejeter :

‘Les cinq cents personnes qui l’ont vu ressus cité ont-elles dit vrai ? D'abord, il est inadmis sible que tant de personnes s’unissent pour trom per, ou qu’elles soient toutes victimes d’une illu: sion ou d’une hallucination. Et puis, quel avan: tage auraient-elles eu à soutenir une erreur ou une fausseté ? On leur promettait des richesses, des honneurs, si elles voulaient renier cette croyance on les menace de tous les supplices, si elles persistent à l'affirmer, elles choisissent d’être persécutées et meme de mourir, plutét que de trahir leur conscience et la vérité.

“Si cet homme était un imposteur, s’il n’était pas ressuscité, ceux qu'il a'trait trompés auraient maudit sa mémoire au lieu de se faire tuer pour lui.

“Pourquoi, direz-vous, n’est-il apparu qu’à cinq cents personnes ? Je n’en sais rien ; mais ce que je sais, c’est que cinq cents témoins désintéressés qui se laissent égorger pour soutenir ce qu'ils avancent, suffisent pour établir une certitude, à laquelle aucun homme de bonne foi ne peut refuser son assentiment.”’

U est donc réellement ressuscité. C’est le témoignage unanime des quatre Evangélistes. Ses Apôtres, ses nombreux disciples, qui le voient, qui lui parlent, qui mangent avec lui, qui reçoivent ses derniers enseignements, voient en lui la personne même du Christ, et non une apparence, une ombre. Tous affirment qu'il est ressuscité. Ils mourront, au besoin, en témoignage de ce qu'ils

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attestent avoir vu. Tacite, chez les Romains, Josèphe, chez les Juifs, mentionnent le fait 1. Il n’y a pas d'événement ancien, historiquement mieux prouvé, que celui de la résurrection du Christ. Toutes les circonstances qui accompagnent la mort et la résurrection du Sauveur ne laissent absolument aucune prise au moindre doute, à l’imposture, à tout homme de bonne foi, quant à l’authenticité de ce fait, devenu public et dont la fausseté, si elle eût existé, aurait pu être démontrée en un instant, fait qui devient le point culminant dela divinité du Christianisme, la preuve

1. Les écrivains profanes nous fournissent sur l'existence personnelle de Jésus-Christ des témoignages qu'il est intéressant de noter, bien que les documents évangéliques et inspirés suffisent par eux-mêmes.

Tacite, dans ses Annales, raconte l'incendie qui consuma une partie de Rome, et dont l'opinion publique accusait Néron d'être l'auteur. Celui-ci voulut rejeter ce forfait abominable sur les chrétiens. Le célèbre historien, après avoir mentionné ces faits, ajoute, comme trait caractéristique des chrétiens: ‘ Ce nom leur vient du Christ, qui avait été exécuté sous Tibère, par les ordres du procurateur Ponce-Pilate.” Tacite ajoute que la secte des chrétiens avait pris naissance en judée et s'était répandue dans Rome même. (Ann. XV, 44.)

Flavius Josèphe était un historien juif. Il naquit l’an 37 ou 38 de notre ère. Ses Antiquités juives contiennent deux passages relatifs À Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont le plus important est le suivant : ‘Vers cette époque (sous le gouvernement de Ponce- Pilate 27-37) parut Jésus, homme sage, si toutefois on peut l’appeler un homme, car il faisait des œuvres étonnantes. Ce fut un maître pour ceux qui reçoivent la vérité avec plaisir. Beaucoup de Juifs et aussi beaucoup de Grecs s’attachèrent à lui. C’est lui qui était le Christ. Sur la dénonciation des principaux de son peuple, Pilate le fit condamner au supplice de la croix. Mais ceux qui l'avaient aimé auparavant lui demeurèrent fidèles, car il leur apparut vivant de nouveau le troisième jour, comme l'avaient annoncé les divins prophètes, qui avaient aussi dit à son

la plus irrécusable de la mission divine de Jésus- Christ, aussi bien que ‘e sa divinité. Elle devient la base de nos croyances. C’est sur la résurrection de Jésus-Christ, affirmée par son témoignage et celui des Apôtres, que Pierre appuie son enseignement. Ses premières déclarations lui valent deux emprisonnements et le fouet. Il continue ; il ne pouvait se taire... “Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité : nous en sommes tous témoins ; nous ne pouvons pas ne pas dire ce que nous avons vu et entendu”, et le monde se convertit.

Saint Paul, dans ses Epitres, ne cesse de parler de la rédurrection du Sauveur ; lui aussi l’invoque comme base de son enseignement : “Je vous ai communiqué avant tout ce que j'ai reçu, dit-il

sujet mille choses merveilleuses. Maintenant encore, la race des chrétiens, Gui tirent de lui leur nom, n’a pas cessé d'exister." (Ant. XVIII, iii, 3.)

Lucien, dans son livre De morte peregrini, s'il ne nomme pas Jésus, parle du ‘“sophiste crucifié”, de “l'homme crucifié en Palestine’, personnage très connu et mort depuis longtemps. C'est, dit-il, le grand législateur des chrétiens, auxquels il a ordonné de renoncer au culte des divinités grecques, de l’adorer iui-même à leur place, de se regarder mutuellement comme des frères et de pratiquer la charité la plus parfaite les uns à l'égard des autres.

Pline le Jeune, gouverneur de la Bithynie, dans une lettre à Trajan, parle des chrétiens de sa province, qui se réunissaient À jour fixe, et chantaient des cantiques qui attribuaient au Christ la nature divine.

Saint Justin et Tertullien, célèbres apologistes, affirment qu'il aurait existé dans les archives de Rome un rapport de Pilate attestant la condamnation et le crucifement de Jésus-Christ. Il n'est pas probable qu'ils aient vu ce document de leurs yeux, mais ils n'ont pas fait cette déclaration sans avoir eu des raisons de croire à son existence.

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dans sa première Epitre aux Corinthiens : que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité Je troisième jour, selon les Ecritures ; qu’il a apparu à Céphas (Pierre) et après cela aux Onze ; qu’ensuite il s’est montré à plus de cinq cents frères réunis, dont beaucoup vivent encore, et dont quelques-uns sont morts. Il est ensuite apparu à Jacques, puis à tous les apôtres ; et, enfin, après eux tous, il m'est apparu aussi à moi-même comme à l’avorton, car je suis le moindre parmi les apôtres, n'étant pas digne d’être appelé apôtre, puisque j'ai persécuté l'Eglise de Dieu. .. Voilà ce que nous avons prêché, moi aussi bien que les autres, et voilà ce que nous avons cru.”

Se ressusciter soi-même n’est pas un fait ordinaire. Nous savons bien que personne au monde n’a jamais pu en faire autant, hormis Jésus-Christ, qui a achevé de prouver par là qu’il était vraiment Dieu et le Maître de la mort !.

1. En 1S02, on conseillait À Napoléon, alors maître de l'Europe, de se déclarer chef de la religion. ‘Je ne suis pas décidé, réponditil, à monter sur le calvaire pour me faire crucifier, parce que je ne réssusciterais pes le troisième jour.’

Plus tard, déchu de sa grandeur et déposé sur une fle perdue de l'Atlantique, Napoléon, du haut de son rocher, promenant son rèégard sur le passé, réfléchissait avec tristesse sur le peu d'amour Qui suivait les grands au-delà de la mort et l'oubli qui suivait leur souvenir. Il prenait, sous ce rapport, |» nesure de l'humanité en Alexandre, en César, en Annibal, en hii-même, puis il l'appliauait à notre divin fondateur, cet, a près en avoir constaté lu différence, il s'écriait avec un accent fatidique : ‘‘O Bertrand! je me connais en hommes, et je t’assure que Jésus-Christ était

Dieu”. (Cité par te P. Caussette, dans son ouvrage Le bon sens de la foi.)

Or “la divinité de Jésus-Christ, une fois admis entraîne la certitude absolue de tout ce qui a é avancé jusqu'ici : la valeur de la foi, la divini de la révélation, l'inspiration de l’Ecriture, l’a torité de l'Eglise, l'existence du surnaturel, Trinité, la création, le péché originel, tout cel directement ou indirectement, repose sur sa p role ; tout cela découle comme un corollaire « l'autorité divine de son enseignement... Auss depuis dix-neuf siècles, presque pas une vertu n été pratiquée sinon sous l'influence de Jésus comme un hommage à sa divinité ; poussée ps cette foi nouvelle, l'humanité # appris des vertt qu’elle ne connaissait pas, elle a produit des hér nouveaux, les saints, chez qui la lutte contre so même et le dévouement pour autrui ont pris | place du *ourage spartiate ou du patriotisme rc main. Ce sont des personnes de tout âge, de tou sexe, de toute condition ; tantôt de pauvres fem mes, comme sainte Geneviève et sainte Germain Cousin, ou des rois, comme saint Louis et sain Edouard, à côté des docteurs comme saint Augus tin, saint Thomas d'Aquin, saint François di Sales ou saint Liguori. En un mot, tout ce qui y a de grand, d’illustre, d’éminent dans l’humanit par l’esprit ou par le cœur, nous le trouvons au pieds de Jésus-Christ, répétant la parole de l’a pôtre convaincu : Vous êtes mon Seigneur et vou êtes mon Dieu !.”

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