Réforme intellectuelle et morale de la France, p
nement
les découvertes, les grands travaux scientifique des catholiques, on l’a vu quelques pages plu haut, prouvent le contraire. Est-ce le cathol cisme qui a entravé la pensée de Christophe Cc lomb et l’a empêché de découvrir l'Amérique Copernic et Gal'iée de trouver le système du mor de, Pasteur, le sc:um de la rage ? Est-ce le cathc licisme qui a déprimé le génie d’un Velasquez, d’u Pierre-Paul Rubens, d’un Michel-Ange, d’u Raphaël, d’un Canova, et les ait gênés dans la pre duction des chefs-d’œuvre qui ont illustré leu temps, et qui: feront toujours l’admiration de siècles ? Ainsi, ces insinuations, dues à la mau vaise foi ou à l'ignorance, perdent toute leur ve leur devant la réalité des faits. L'Eglise ne s’op pose nullement à ce que les sciences humaine utilisent, dans leur propre domaine, leurs princi pes et leur méthode ; mais, tout en leur reconnais sant cette légitime liberté, elle prend grand soi que, se mettant en opposition avec l’enseignemen divin, elles n’accueillent des erreurs dans leur sein ou que, franchissant leurs propres frontières, elle ne viennent usurper et troubler le domaine de 1 foi. Il est juste que chaque ordre de connais sances s’en tienne au champ d’action qui lui es propre, et que, sous prétexte. de science, on n s’arroge le droit de contredire la Révélation. 4 ces savants qui portent une main téméraire su l’arche sainte du dépôt de la Révélation dont ell a la garde, c’est assurément son devoir d’interve nir et de signifier à ces hommes inconsidérés qu leur science, que borne le monde physique, es
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impuissant à discuter le problème des vérités révélées. A ces savants qui s’attribuent le droit et le pouvoir de fonder une morale au nom de la science, l’Eglise, d’un signe, leur fait comprendre qu'ils s’aventurent sur un terrain qui n’est pas de leur domaine, la vérité dogmatique et la conduite morale des âmes étant au-dessus de la science humaine. L'expérience de tous les jours ne fait que prouver que la science seule est absolument impuissante à améliorer l’Âme, à former le cœur ou à éclairer surnaturellement l'intelligence. Ce n’est pas par l'instruction que l’homme acquiert l'esprit de sacrifice, qu’il apprend à devenir bon, généreux, dévoué, persévérant dans l'effort. A ces écrivains dénués de sens moral, dont les écrits licencieux corrompent la jeunesse, dont les insinuations insidieuses contre l’Eglise et ses ministres, dont les attaques contre les dogmes peuvent faire perdre la foi à tant d’âmes, les priver des consolations et des espérances que procure la religion au milieu des tristesses et des désillusions de cette vie, il n’est pas étonnant que l'Eglise, en mettant leurs livres à l’Index, avertissent les fidèles des dangers spirituels que la lecture de pareils écrits est de nature à produire. Elle jugera encore bon d'intervenir et de tracer une sage direction à ceux de ses enfants qu’un zèle intempestif emporte quelquefois au-delà des bornes de la prudence en ce qui touche la di:cipline, la gouverne générale de l’Eglise, ou certain : nouveautés nées de l'esprit du siècle, que l'Eglise ne peut admettre ou qu’il convient d’accepter avec discrétion.
D'ailleurs, dit l’illustre mathématicien Cau ‘on est forcé de reconnaître de même qu’en rég le cœur de l’homme, et lui interdisant de f plaisirs, la religion ne fait que lui ouvrir une 1 velle source de joies ineffables, et préparer bonheur : de même, en imposant à l'esprit du Vant certaines règles, elle ne fait que contenir imagination dans de justes limites et lui épar. le regret de se laisser abuser par de faux systèr Ou de funestes illusions.” C’est un fait d’ex rience que celui qui est indifférent à la parole vine, court à l’aventure, n’ayant pour guides « les rêves de son imagination, les inspirations caprice et les sophismes des passions. Le croya Su contraire, en écoutant cette Voix, ne pe qu’une liberté, la funeste liberté de l'erreur. foi à l'Eglise est un point d’appui qui l’empéc de s’abuser.
Les cas que je viens de citer, cas exceptionne sont les seuls où l'Eglise, en vertu de sa divi autorité, soit obligée d'intervenir. Mais po l’homme qui a vraiment l'esprit scientifique, do la pensée est libre de tout préjugé, qui se conten de faire de la science pour la science, jamais c homme ne sera gêné dans ses recherches ni par 8 croyances religieuses ni par la discipline de l’Eglis Il n’y a pas d’exemple d’une vérité scientifique ce taine en contradiction avec une doctrine de l'ordi surnaturel !.
‘Non seulement la foi et la raison ne peuver