BENOIT , SAINT-13RICE
BENOIT j, fntrant le premier.
Oui, monsieur le capitaine, elle était ici il n'y a pas une dtmi-heure.
SAINT-BRICE
Henriette? la femme-de-chambrc de ma jolie cousine? çllu ne pouvais pas m'avcrlir ; butor?
BENOIT
J'y ai propose de la faire entrer, ah! beii oui! qu'elle a
dit, au milieu d'un déjeuner de garçon, de jeunes fous, il
paraît qu'elle craint le cliampagne, çà l'y aura déjà joue
quelque tour.
SaINT-BRICE.
Mais où est-elle allée? reviendra-t-elle? qu'a-t-elle dit?
BENOIT
Mon Dieu, mon Dieu, un peu de calme, capitaine, Vous allez toujours le grand galop.
SAINT-BRICE
Ma cousine est arrivée?...
BENOIT
Oui , monsieur.
SAINT-BRICE
Sa santé...
BENOIT
Excellente... son premier soin a été d'envoyer chez sa marchande démodes-, ainsi il n'y a pas de danger- mam'zelle Henriette est allée faire toutes ses emplettes... mais clic va revenir, et elle vous recommande de l'attendre, parce qu'elle a une nouvelle...
SAINT-BRICE
Une nouvelle...
Qui vous surjprcndra... Je ne veux pas vous Ja dire.
SAINT-BRICE
Comment, est-ce que tu saurais?...
BENOIT , (Vuu air myslcrifiix.
.Te ne dis pas... mais enfin.. Voyons, capilaitie... quelle est la nouvelle qui vous ferait lo plus de plaisir?...
SAINT-BRICE , naut.
Ah ! je comprends. Ce n'est pas mal pour toi, mou cher Benoit. Tu voudrais que je le contasses mes petits secrets, pour grossir ton recueil cl alimenter les caquclages de l'hôtel.
BENOIT
Ail ! capitaine!
SAINT-BRICE
Je le pardonne, mais à condition fjue lu vas courir sur les traces d'flenrictt<^ , lamî-n.^-là sur-le-champ; dis-lui <,ue je l'attends, que je mcnrs d'impatience...
BE.NOIT
iMais, capitaine, comment voulez-vous que je la rcUouvt ? elle doit aller chez vingt marchands différcns.
SAINT-BRICE
Eh ! cours foute la ville s'il le faut, ça n'est pas si long Voilà une pièce d'or • je t'en ptomets autantà Ion r tour; mais si lu reviens sans elle, je le jclle par la fcnèlre.
(// le pousse dehors. )