‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 127 sur 270 · BENOIT , SAINT-13RICE · texte numérisé non relu

BENOIT , SAINT-13RICE

BENOIT j, fntrant le premier.

Oui, monsieur le capitaine, elle était ici il n'y a pas une dtmi-heure.

SAINT-BRICE

Henriette? la femme-de-chambrc de ma jolie cousine? çllu ne pouvais pas m'avcrlir ; butor?

BENOIT

J'y ai propose de la faire entrer, ah! beii oui! qu'elle a

dit, au milieu d'un déjeuner de garçon, de jeunes fous, il

paraît qu'elle craint le cliampagne, çà l'y aura déjà joue

quelque tour.

SaINT-BRICE.

Mais où est-elle allée? reviendra-t-elle? qu'a-t-elle dit?

BENOIT

Mon Dieu, mon Dieu, un peu de calme, capitaine, Vous allez toujours le grand galop.

SAINT-BRICE

Ma cousine est arrivée?...

BENOIT

Oui , monsieur.

SAINT-BRICE

Sa santé...

BENOIT

Excellente... son premier soin a été d'envoyer chez sa marchande démodes-, ainsi il n'y a pas de danger- mam'zelle Henriette est allée faire toutes ses emplettes... mais clic va revenir, et elle vous recommande de l'attendre, parce qu'elle a une nouvelle...

SAINT-BRICE

Une nouvelle...

Qui vous surjprcndra... Je ne veux pas vous Ja dire.

SAINT-BRICE

Comment, est-ce que tu saurais?...

BENOIT , (Vuu air myslcrifiix.

.Te ne dis pas... mais enfin.. Voyons, capilaitie... quelle est la nouvelle qui vous ferait lo plus de plaisir?...

SAINT-BRICE , naut.

Ah ! je comprends. Ce n'est pas mal pour toi, mou cher Benoit. Tu voudrais que je le contasses mes petits secrets, pour grossir ton recueil cl alimenter les caquclages de l'hôtel.

BENOIT

Ail ! capitaine!

SAINT-BRICE

Je le pardonne, mais à condition fjue lu vas courir sur les traces d'flenrictt<^ , lamî-n.^-là sur-le-champ; dis-lui <,ue je l'attends, que je mcnrs d'impatience...

BE.NOIT

iMais, capitaine, comment voulez-vous que je la rcUouvt ? elle doit aller chez vingt marchands différcns.

SAINT-BRICE

Eh ! cours foute la ville s'il le faut, ça n'est pas si long Voilà une pièce d'or • je t'en ptomets autantà Ion r tour; mais si lu reviens sans elle, je le jclle par la fcnèlre.

(// le pousse dehors. )

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