SCÈNE III
Les Même., RAYMOND.
CHARLES
Est-ce que voiis sortez, mon oncle I
RAYMOND
Oui, monsietir, j'y suis forcé 11 faut que je me rende
à Paiis, {)0!ir une liquidation importante, qui me rellendra peut-être touie la journée.
CHAKLES.
Commenil nous n'aurons pas le pliisir de dîner avec vous? mes amis vont êîre désespérés- vous savez combien ils vous respectent , ils vous aiment.
RAYMOND
Oui, mon vin, surtout.
JULIENNE, à part.
Il a toujours sou \in sur le coeur.
CHARLES
Ili ue lerespecient p.is du moins.
HAY.MOND
Je m'en aperçois Mais enfin je ne veax pas attacher
trop d importance à cela; je dois m'esiinier trop heureux de po ivoir vous rendre sage h ce prix. Certes, j'ai la phis helle cave de tons U\s propriétaires du pays , mais je la donn-^rais jusqu'à la dernière bouteille pour vous rendre raisonn.'ible.
CHARLES
11 vous en coûterai! moins , cher oncle, de payer toutes mes dettes.
RAYMOAD.
Oui, si je les payais aiiiourd'hni , vous eu feriez d'autres •demain.
CHAULES.
Cher oncle, vous ne le ptuiez p.'iS; mais me défendre d'aller a Paris pendant un an, lorsque no.is en sommes si près, c'es! le snppr.c? de Tant de- •, d'ailleurs, vous m'avez fait perdre ma place de musicien à l'Opéra.
EAYMOiVD.
T.jnt mieux; c'es; là que vous avez fait toutes vos folios j enfin, c'est la seule condition q.e j'aie mise au pardon de vosfauies... Vous devez vous sounettre. (à part.) Il ne sait pas (pie le' motif qii me fait agir Jiiasi, c'est l'espoir qu'il oubhera certaine amourette —
CHARLES, à part.
bii savait, que je vais à Paris toutes les nuits. RATMOj\D, regardant L'heure à sa montre.
M.iis l'he ire m appelle ciiez mon notaire... Julienne, je le recommande la maisoîi; mais que les amis de Charles ne manquent de rien.
JUL1EN^'E
Sovez tranquille, triunsieur.
CHARLES
Au revoir , mou clicr oiicle. \
RAYMOND
A ce soir, mon nev* u Charles, je suis content, très-
conteut tic .ous. {^A f,art.) Je ne viendrai pas sans iiVOir pa\é ses délies.
{Hsort.)