SCÈNE XIX
Les Mêmes, CHARLES, un violon à la main.
CHARLES, s approchant du pavillon.
Adelina ici avec son oncle !... si je pouvais lui parler.
DUBOURGET.
Mais, voyez si ces maud ts garçons nous serviront !... Garçon! garçon!
ADEilNA.
Si VOUS lisiez , mon oncle , en atteudaut.
DIIBOURGEr.
C'est-çà... pour ra'endorniir plus vite. CHAI^L: S.
Voici ji-.stement le violon du Lai... tachons de m'en faire reconnaître en chantant comnie ces musiciens ambulans que l'on voit a la porte de tous les cafés... i^îl accorde leviolon^^ détestable 1
DTJBOCRGET.
Ah! ah! de la musique !.. à la bonne heure! ... j'aime la musique, surtout h la campagne 1... ce n'est pas comme à ces théâtres de Paris, où ils jouent tous faux, et avec une prétention! (// bdille.^
ADELINA , à part avec un soupir .
Mon pauvre Cl)arles ! s'il savait où je suis en ce moment I il ne se doute pas... {Charles jonc la ritourielle. ) DUBOUJRCET , îout en s' endormant.
Ah ! ail ! une romance !
CHARLES
AiB. nouuerm de'3Iiller.
Sous la fenêtre rie sa belle
Quand le malheureux troubadour,
Après une absenci,- cruelle.
Fait entendre doux chant d'amour,
Malgré le jaloux qui l'enchaîne,
S'échappant dans l'obscurité,
D'un seul regard , la châtelaine 1 . •
\ ient payer sa fidélité. i
ADELiiVA, regardant a.lafené.'rf.
C'e-t lui!... c'est Charles!... et mon oncle dort. {Elle sort du pu w il Ion . )
CHARLES, courant à elle. Chère Adelina !