TOL'S
Enlevée !
RAIMBAUT
Marianne I
GENEVIÈVE
JNIon enfant !
JOLIVET, d'une voix entrecoupée.
Par deux misérables !
EAiMBAL'T, se frappant le front.
Dieux
JOLIVET
Oui not' maître Nous étions à peine sortis dil
faubourg v'ià qu'au détour de la route, un jeune
homme s'élance , prend votre fille dans ses bras , et Teutraîne vers une voiture attelée de trois chevaux de poste
en s'écriaii;; : On 'veut nous séparer .'.... jamais l
jamais l
KAIMBA.XJT , à part.
Je devine 1 . . .
JOLIVET
Aux cris de mamzellc Marianne , jVeux me jeter sur lui... mais son coquin de valet m'étend par terre d'un coup de poing , et j'ies vois partir au grand galop.
GENEVIEVE , sajiglottant .
Ma pauvre fille ! . . .
RAIMBAUT
Quelle route suivent-ils ?
JOLIVET
Celle de Lyon.
RAIMBATJT.
Tu n'as pas d'autre indice ? *
JOLIVET
Cette lettre. . . tombée de sa poche.
RAiMBAUT , regardajit l'adresse.
M. le Comte de Loirmont. ( /4i^ec amertume. ) Le comte de Loiiraont I ... Il me verra.
GENEVIEVE , inquiètc.
Mon ami I . . .
TOUS , r entourant.
M. Raimbaut. . .
RAïMBAUT , a\^ec une fureur concentrée.
C'est bien , c'est bien. . . ne pleure pas , Geneviève. . . nous la retrouverons. {Avec explosion.) Si nous étions déshonorés î
GENEVIÈVE , effrayée.
Raimbaut .'
RAiMBAUT , tremblant de colère.
Non... ne crains rien... je suis maître de moi {A Jolivet. ) Vite. . . une voilure , des chevaux. . . n'épargne pas l'or. . .en voilà...
Il lui jette (les rouleaux.
GENEVIÈVE
Je te suivrai . . .
FINALE
Air : Frangraent de la Dame Blanche : Et toi la plus belle des telle». (^Anan é [ ar Doclie.)
RAIMBAUT
Partons!... D'une telle infamie.
Seul , je saurai punir l'auteur j Je veux , aux dépens de ma vie , Yenger ma fille et mon honneur.
TOfS.
' De la prudence !... Ah ! pour un père Quel coup affreux! quel attentat!
KwyiBkVT , avec sang-froid- ^ ,
Mes pistolets...
GÈivEviÈvE, effrayée.
Que vas-tu faire ? ■^ TxWniBkw , d'wie voix étouffée.
Il nVefusera pas un soldat.
Il prend ses pistolets sous son Lias.
ENSEMBLE
RAIMBA.DT , avec force.
Oui , oui , de ma fille chérie Je punirai le ravisseur j Je veux, aux dépens de ma vie , Yenger ma fille et mon honneur.
GENEVIÈVE, les mains au ciel.
OCiel! de ma fille chérie Sois le soutien , le protecteur I
Loin d'eir , que m'importe la vie ?
Ah ! je mourrai de ma douleur I
JOLIVET
Partons , de sa fille chérie
Il faut punir le ravisseur j
Je veux , aux dépens de ma vie ,'
Venger sa fille et son honneur.
CHŒUR
Oh ! ciel ! de sa fille chérie Sois le soutien , le protecteur!
Daigne encor veiller sur sa vie Et la sauver du déshonneur.
Us sortent tous eu désordr«.