‹ La lune de miel; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 244 sur 270 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BOxxAUD , en costume simple de vojageur.

[ Au fond à la cantoiiuade.) Ka vous lemeiciant mon ami, j'altendiai, faites vos affaires.... Parbleu, voilà une singulière aven l m.' ....

AIR : A)i .' si madame me voyait.

A mon âge venir ici,

Vraiment raventure est nouvelle 1

Marcliaud de bois, mari fidèle,

Dans un théâtre me voici 1 Dieux ! que diraient les dames de Joigny : a Vionsieur Bonnard dans les coulisses !

* Il devient donc mauvais sujet !

» Il va voir de près des actrices !. . .

» Ali! si ma ffemme le savait! •

Mais tout atilre e« (xil tait aulant a ma plarr ; à peine descendu de diligence et stagnant à pied mon inodosle liùlel , Je siiis croisé par une voiture niagnifiqu^ , je m'arrête avec les liadauds , et j'en vois descendre, qui? ma nièce , ma propre nièce. . . . Tliérèsc Guillot , sous le costume le plus élégant , elle que je croyais à son magasin, . . que vient-elle faire ici ? et cette riche toilette. • . morbleu , il faut que j'en aie le cœur net. . .'chut ! voici le garçon de théâtre qui me protège. . • LE GAULOIS', reifenaut.

Notre régisseur fait son spectacle... et avant qu'il n'ait décidé nos premiers sujets à jouer, il faut du temps. . . ainsi , monsieur , je suis tout à votre service. . . ce n'est pas à cause de l'excellente pièce de cent sons que vou^ m'avez forcé d'accepter , parce qu'ici personne ne reçoit jamais rien.

BONIVARD

Je le vois , mon cher ami , mais je vais tout de suite au l)ut.... Quelle est cette jolie personne cpii vient d'entrer dans l'autre salle ?

LE GARÇON

Qui était conduite par M. Durosier , un vieux monsieur poudré. . .

BONÎVARD.

Justement.

LE GARÇOIV.

C'est une débutante. , .

bONNARD , vivement.

Une débutante ! i

LE GARÇON , à pari.

Cà a l'air de lui faire plaisir.

BOTvivAKD , à pari.

Qu'est-ce que cela veut dire ? ( haut ) et son nom ?

LE GARÇON

?«Iam'zelle Mirza.

bONNARn, à part.

Mirza , ce n'est pas cela... cependant... (haut ) ditesmoi, ne j)0'jrrais - je lui parler.... j'ai le plus grand jolérêt. . . .

LE GARÇON 5 à part.

Comme il y va ! [haut) dans ce moment-ci c'est impossible.... elle est à la salle d'audition . . . mais quand elle sortira. . .

ROA^ARD, agite.

J'attendrai : ( à pari) il serait possible que sans me con-

( 28' ) sulier... j.^ vous demande un j-eti si c'est en (.lisant des camisoles ot des I>onnets qu'elle a pu apprendre. . . . mais calluotis-nous. . . Je me suis peut-être trompé... et avant de faiie un «Y-la t. . .

LE GARÇON, Vobsen'ant.

Monsieur attendra peut-être long-temps. . . .

BONivARD , se promenant.

C'est égal, monami, je m'amuserai àexaminer... [il regarde les porlrails) qu'est-ce que c'est que ces bustes, ces portraits? LE GARÇON, asrec respect.

Cà!... oh! dame, monsieur, c'est notre sancluaire,coinme ils disent !

Ain : de Julie.

D' nos grands artist's c'est Tinjage chérie , Nous avons tous tant de respect pour eux^

BONNARr».

C'est fort bien vu. . . mais cette galerie , Pour vous t-st d'un effet fùclieus. . .

En admirant ces acteurs plein d2 gloire, Ceux d'aujourd'hui seraient tous excellens , S'ils avaii nt pu conserver leurs talens, Comme ils conservent leur mémoire,

I 'LE GARÇON, r'- gardant de coté.

Ali ! mon Dieu ! j'entends ces messieurs qui viennent pour \v. comité... je suis désolé... mais vous ne pouvez rester z'ici • . •

BONNARD

C'est juste ... le grand conseil !

LE GARÇON

Donnez-vous la peine de passer au foyer. . . ou au baîbon', vous entendrez la répétition.

r.ONNARD.

Non , non, diable ! je risquerais de m'endorniir. . . j'aiin* mieux le forer.

LE GARÇON, le conduisant.

Là , descendez trois marches. . . je vous avertirai, ( seul) il était temps, voilà ces mesieurs et ces dames.

scÈrvE II.

LONJUMEAU , père noble , JUI.IA , en m'gllgé trèsélégant, AUGUSTINE, ingénuité. M»'-" AURORE» duègne , PIMPANT , amoureux, deux ou thois autres

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