SCÈNE Xïï
Les Mêmes, VICTORINK.
victorine.
Qu'y a t-il , mon père?
MATHIEU, au sei'^ent.
Vous allez voir mon innocence. (-4 sa fille.) \iens ici , mon e.fant ; on ose soupçonner... on ose dire que M. Armand... C'est une horreur ! viens noi^s justifier.
vicTORijvE a part.
Ail ! mon Dieu! comme il est agité! est-ce qu'il se do:;terait que M. Armand m'a parlé d'amour? { Ilaul) Comment ! mon père, on ose soupçonner....
ÎÎATHIFU.
Oui, et ça va t'indigner comme moi... Regardez bien , monsieur, je ne lui parle pas à l'oreille; je ne lui souffle pns ce qu'elle doit dire. Je ne la regerde pas seulement {A f^ictorine.) J'ai laisse monsieur Armand avec toi to'.u-k-
riieme, vous avez causé long-temps ensemble, et sans doule il t'aura dit...
vicTORiNE , interdite.
Non, non mon père , il ne m'a rien dit; je me suis en allée t ont de suite.
MATHIEU
Comment, mademoiselle! mais je vous ai vue.
VICTOUINE.
Je vous assure, mon père ^ (|u'il ne m'a parlé de rien , ni moi non pins ; Il m'a dit seulement cpi'il était bien fâché de ne pas être d'accord avec vous.
LE SEKGEINT.
Pas d'accord !
MATHIEU , has.
Cliutî cluitdunc; ce n'e^t pas ça que je vous ai demandé. (^Haut.) L'important, mademoiselle, est cpie vous nous disiez ou il est allé , où il est dans ce moment ? Vous le savez.... Je suis sûr que vous le savez.
vicxORiNE , à part.
Ah ! mon Dieu , si j'avoue que je lui ai indiqué un de ses amis pour faire la demande, il va oire furieux.
MATHIEU
Eh bien !
VICTORINE
jVIais , mon père, vous devez le savoir mieux que moi , {îiiisque vous deviez faire ensemble un tour au bois de Boulogne.
LE SERGEAT.
An bois de Boulogne !
MATHIEU
C'est le dial)lc qui s'en mêle.
LE SERCEAT.
Allons , allons, en voila assez, suivez-moi.
MATHIEU , désolé.
^îalheiireuse enfant.... C'est loi qui pousses ton père dans l'abîme.
vicTORiNEj effrayée.
Comment, qu'aî-je donc fait? {Elle appelle.) Maman, Biaman , venez vite.