SCÈNE XIV
Les Mêmes, BEPvTRAM^ avec une lanterne, ANNA, BISCOTT , PâcHEDRs, Villageois, VillageoisBs, portant des torches.
CHOEUR
Air: Il faut rire ^ il faut boire. (La Dame blanche.)
Aujourd'hui tout l'viilage Va chanter de bon cœur.
Célébrons leur mariage Et fêtons leur bonheur !
BISCOTT.,
Dieu! mes amis, dans quel lieux ramenez-vous le m:ilheureus Biscott?...
ANJVA.
N'ayez pas peur, mon oncle... nous sommes en force;
BISCOTT, .56 retournant.
Je vois que nous sommes en nombre supérieur,
BLETUAM.
Tn ne risques rien.
EISCOTT.
Je croîs Lien, on m'a tout pris... AL! le scélérat!... si vous l'aviez vu !... des moiistaches énormes^ une taille gigantesque... il av.iit bix piods.
En véiiié !...
EISCOTT.
Sans cela!... vons pensez bien que je me suis défendu... je l'ai terrassé deux fois... il se relevait toujours.
BERTRAM
Mes enf;ns, c'est mon (Vère qui a été volé... j'espère que vous n'agirez pas comme pour un étranger... ]\I:iis où est donc Tony? nous allons l'escorter^ ce pauvre diable, avec sa dot.
ANNA
Est-ce qu'il ne serait pas revenu de chez son parrain?
ROBERT
Si... je viens de le voir... il est chez lui...
ANNA
Je suis sûre qu'il est eu train de faire sa toilette.
BERTRAM, appelant.
Tony!...
ANNA, de même.
Tony!...
CERTRAM.
Il ne répond pas.
BISCOTT.
Qu'est-ce que cela veut dire? est-ce qu'on vous a volé votre gendre, pendant qu'ils sont ej train? (// appelle.') Jeune Tony ! jeune fiancé .
ANNA , voulant entrer.
Mais la porte est ouverte...
BISCOTT, l arrêtant.
Ce jeune homme est à sa toilette... le beau sexe ne peut pas entrer... (à Bertram.) Donne-moi la lanterne, je vais voir ça. [Il entre dans la cabane.)
ANNA, tremblante., en regardant.
Mou Dieu! est-ce qu'il lui serait arrivé quelque chose?
BERTRAM
Eh ! non, c'est qu'il se fait superbe.
mscoTT, reparaissant, un papier à la main. Il n'y a peisoune... je tj';ii aperçu qsîc ce^hilFon Je papior.
TOUS
Un papier!... lisez... lis?z...
BiscoTT, ///, Bertrain l'èclciireavecïa lanterne. « Mes amis...
» Qband voiis trouverez cette lettre, vous ne me trou- )) vere/, pins... ainsi, ne m'attendez pas ce soir... n: «Je- » main, ni après-demain, ni les jours sûivans... ANNA, stupéfaite.
Ail ! mon Dieu, mon père!...
BERTRAM, à sa fille.
Attends un peu, il viendra peut-être plus tard.
BiscoTT, continuant de lire.
« Ni les jours siiivans... vu cpie j'ai des raisons pour « cela... vu que le malheur et les circonstances m'y for- » cent également...))
IMalhenrenx jeune liorame!.,. (// continue,)
« Adieu, mes amis, pour toujours! Adieu, mon Anna, M pour toujours!.. Adieu, père Bertram, pour toujours!.. )) je neserai jamais votre gendre, avec lequel j'ai 1 honneur w d'être.... Tony. »
ANNA, pleurant.
Ah! mon Dieu! mon Dieu!