CHAPITRE III. IJ
bonne réputation : ses instruments sont faits très correctement; les proportions bonnes, le choix: des bois excellent; on leur reproche seulement un peu trop d'épaisseur dans les tables.
Bachmann est l'inventeur des chevilles à vis pour la contrebasse,
Bachmann (O.). — Luthier d'Alberstadt. Il a publié un livre sur la fabrication des instruments, intitulé : TheorischpraktischesHandbuch des Geigenbaues^ etc.K
Bedler (Norbert). — Luthier de la cour de Bavière à WLirtzbourg dans la première moitié du xviir siècle. Une très belle viola di Bordone, de lui, existe au musée du Conservatoire de Paris (io3): elle est datée de 1723.
BiNDERNAGEL. — A Gotha pendant les premières années de ce siècle ; luthier médiocre, élève d'Ernst. Il avait été menuisier. Lorsque Otto quitta Ernst pour s'établir à Weymar, ce dernier prit Bindernagel comme apprenti.
BucHSTAEDTER (David). — Dc Ratisbonue. Luthier habile du xviii'' siècle : il a imité les vieux Italiens, Ses instruments ont généralenient les voûtes plates, le vernis est brun; la facture en est soignée, mais souvent le choix du sapin, pour les tables, est mauvais. Un violon de ce luthier, appartenant à M. Wilmotte d'Anvers, a figuré à l'Exposition internationale de Paris en 1878. Cet instrument, construit sur le patron
I. Leipzig, G. Basse, iS35, i vol. in-S" de 92 pnges avec quatre planches.
ijS LES LUTHIERS AI, LEM A NDS.
ordinaire, offrait cette particularité, que tous les contours ainsi que les lignes dessinant les^^ sont découpés en onde : vernis mat, jaune très foncé. Il est daté de Ratisbonne 1752. Étiquette imprimée :
Gabriel David Buchstetter
Lauten tind Geigcnmacher Pede
ponti prope Rdtisbonain anno ly...
Christa (Joseph Paul). — A Munich, xviii^ siècle.
Joseph Paulus Christa Lauten i/rid Geigenmacher in Alûnchen 17^-0.
DiEHL. ■ — Nom d'une famille de luthiers qui ont travaillé à Ma3^ence, Darmstadt et Hambourg depuis le XVII® siècle, et dont plusieurs membres pratiquent encore aujourd'hui en Allemagne.
Frédéric Diehl, de Darmstadt, obtint une médaille de bronze à l'Exposition de Paris en 1867.
DuRFLL. — A Altenburg, xviii'' siècle.
Renommé pour ses contrebasses, qui ont la réputation d'être les meilleures qui se soient faites en Allemagne,
Eberle (Ulrikus). — Travaillait à Prague vers le milieu du xviii^ siècle. Il passe pour un imitateur très habile des luthiers italiens. Otto dit cependant que la sonorité de ses violons laisse à désirer.
Son étiquette oblongue, entourée d'une petite vignette, porte :
Joannes Udarlicus Eberle fecif Pragœ ly^ij.