CHAPITRE IV. i8i
Fraxkland. — Londres, 1785.
FuRBER. — Nom patronymique d'une famille de luthiers établis à Londres dès le commencement du xviii® siècle et dont un descendant :
FuRBER (Henry John), existe encore aujourd'hui à Londres comme luthier, dans Grafton Street.
GiLKES (Samuel;. — Néen i787,àMorton Pinkne}^ dans le Northamptonshire, mort à Londres en 1827; élève de Charles Harris; il travailla ensuite pour William Forster IL En l'année 1810, il s'établit pour son compte et commença à marquer ses instruments de son nom :
GUkes
froin Forster's
violin and violoncello Maker
jf James Street. Biickinghain gâte
Westminster.
Sa lutherie, faite sur les modèles de Nicolas Amati, est très estimée en Angleterre.
GiLKEs (William). — Né en 181 1, mort en 1875, fils du précédent. Il a laissé beaucoup d'instruments qui sont moins estimés que ceux de son père.
Hardie. — Il y eut deux luthiers de ce nom à Edimbourg :
Matthew, vers 1820, et son fils Thomas mort en i856, lutherie ordinaire.
Hare (John). — Londres, 1720. Il est cité comme
i82 LES LUTHIERS ANGLAIS.
ayant améliore la facture et le vernis en Angleterre. Son étiquette porte :
John Hare at ye viol' & Jute near the royal exchange in Cornhill. London ij...
Harris (Charles). — A Londres, à la fin du xviii'' siècle. Il passe pour un des luthiers les plus habiles qu'ait produits l'Angleterre. M. Pearce, dans son livre Violins and violinc makcrs, paru à Londres en 1866, s'exprime ainsi en parlant de Ch. Harris : « Ouvrier admirable; ses instruments sont classés parmi les meilleurs en Angleterre» et M. George Hart dit : «... il imita surtout Amati et Stradivarius, ce dernier surtout admirablement bien. Beaucoup de ces copies ne sont point inférieures à celle de Lupot, à la même époque... ses instruments sont finis d'une manière remarquable et sont recouverts d'un vernis d'une belle qualité \ ils ont presque tous une apparence séduisante^ ».
Hart (John Thomas". — Né en i8o5, mort en 1874; élève de Samuel Gilkes. Il s'est surtout livré au commerce des instruments italiens de l'ancienne école, et a contribué pour une large part à former les magnifiques collections en ce genre, si justement renommées en Angleterre.
I. « Le Violon et 5e5 /î///n'e;-5. ., par George Hart. Paris, Schott frères, 1886.