‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 15 sur 39 · SE PRE · texte numérisé non relu

SE PRE

mêmes se classent artificiellement en deux catégories : =

— Les prostiluées « fières >», qui n'admettent chez elles qu’une clientèle sélectionnée et choisie dans l'aristocratie des célibataires et libertins du pays. Elles ne vont pas, en principe, au débarcadère. Elles habitent des petits logements garnis assez propres et convenables.

— Les prostituées « sales », qui fréquentent les gens de toutes catégories et de toutes espèces, sont de beaucoup les plus nombreuses et les plus dangereuses dans la propagation des maladies vénériennes. Elles habitent, par petits groupements, des coins spéciaux dans les quartiers insalubres de la ville (à Pointe-à- Pitre) appelés les faubourgs.

Leur logement sordide est constitué par des petites cases de 2 à { pièces séparées par de faibles cloisons. L’ameublement de ces pièces est très sommaire et leur hygiène est très favorable à la propagation de toutes les maladies.

Fort heureusement, depuis la création de nombreux hôtels, dont certains se sont spécialisés presque dans le commerce des prostituées, les originaires préfèrent parfois utiliser cette chance. On ne peut. pour l'instant, que s’en féliciter, car ils peuvent nous être utiles dans la prophylaxie individuelle qui, dans le système de l’enlèvement à domicile, nous laissait absolument sans ressources.

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