‹ La Lutte Antivenérienne à la GuadeloupeChapitre 18 sur 39 · REGLEMENTATION DE LA PROSTITUTION · texte numérisé non relu

REGLEMENTATION DE LA PROSTITUTION

Après ce que nous venons de dire, on conçoit aisément comment il peut être difficile d'appliquer, dans ce pays, une réglementation de la prostitution, si difficile déjà à apprécier en sol.

Il existe cependant actuellement une prostitution réglementée. Les prostituées reconnues qui possèdent des cartes doivent se soumettre aux règles que leur impose cette réglementation, et qui consistent à subir des visites médicales périodiques et à ne se livrer à l'exercice de leur profession qu'après ces visites et sous le contrôle de la police.

Dès qu’elles sont malades, elles sont traitées à l’Hopital autonome ou Hospice de Pointe-à-Pitre ou de Basse-Terre, et lorsqu'elles n’observent pas les règlements on les prive de leur liberté. Cette mesure marque un réel progrès sur l’ancien procédé qui consistait à séquester purement et simplement ces femmes à l’Hospice, jusqu’à la guérison apparente de leur maladie, et ceci sur simple dénonciation verbale ou plainte portée par une personne contaminée ou intéressée, à la police des mœurs.

Le résultat de cette mesure était déplorable, car les femmes qui sortaient de l’Hospice étaient très mal considérées par les autres qui, dans un dessein de malveillance, se chargaient de publier cette nouvelle, qui leur portait un grand préjudice dans leur vie future. |

Il est évident qu’une prostituée malade, dangereuses pour la société lorsqu'elle est laissée libre de répandre partout sa maladie, devient inoffensive lorsqu'elle

Page 1