‹ La Lutte contre la tuberculose en SuèdeChapitre 17 sur 78 · Le sanatorium de Môrsil · texte numérisé non relu

Le sanatorium de Môrsil

CFl. XV).

Lorsqu'en 1885 la ligne du nord des chemins de fer de l'iùat fut ouverte au public, la province de Jàmtland, traversée par cette ligne, commençait à attirer l'attention des poitrinaires, lesquels puisaient de nouvelles forces dans l'air pur et vivifiant de ces contrées montagneuses. Môrsil, situé juste à l'entrée de la chaine des montagnes alpestres, fut bientôt, à cause de ses conditions climatériques, leur station de prédilection; le nombre de ceux qui y cherchaient la santé augmentait d'été en été. Lorsque l'attention des médecins eut été dirigée sur l'heureux résultat de ces séjours d'été, le sanatorium fut ouvert aussi pendant les mois d'hiver (en 1891).

Le sanatorium est entouré de belles prairies et de hautes collines revêtues de sapins; ces hauteurs, dont plusieurs sont jusqu'à 800 pieds au-dessus du niveau du sanatorium, forment un abri efficace contre les vents et offrent en même temps d'excellentes promenades aux malades. Ces promenades sont munies de nombreux bancs, où les poitrinaires peuvent se reposer.

L'air sec et pur de Môrsil, dont le climat doit être considéré comme alpestre, vu la haute latitude sur laquelle se trouve le village, a une influence salutaire sur le coeur et la poitrine; comme la place est protégée contre tous les vents, sauf ceux du sud, l'air y est relativement doux. L'hiver surtout se distingue par son climat égal et agréable; le froid, parfois très intense, est toujours très supportable, puisqu'à une forte baisse de la température il ne fait presque jamais de vent. Les malades peuvent passer plusieurs heures dans la galerie de cure, étendus sur leurs chaises longues, même quand le centigrade montre 25 degrés au-dessous.

Les différents bâtiments constituant le sanatorium sont: 3 grandes villas en bois ainsi qu'une quatrième plus petite, le grand hôtel, où se trouvent des salles de réunion etc., la maison du médecin et une autre contenant les machines, les bains etc. Les villas contiennent les chambres de malades; chacune d'elles a un balcon vitré qui sert de galerie de cure. Les chambres, du nombre de 45, sont toutes à i lit.

La moyenne des malades soignés à l'établissement est de 150 par an.

Le traitement peut être considéré avoir eu de bons résultats vu le grand nombre de cas avancés admis au sanatorium: chez 5 V(i guérison, chez 20 "/o grande amélioration, chez 30 "/o amélioration.

Depuis l'ouverture du sanatorium d'hiver, c'est le Docteur F. Horney qui en est le médecin.

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