‹ La Lutte contre la tuberculose en SuèdeChapitre 62 sur 78 · II3.I · texte numérisé non relu

II3.I

présent presque 10,000 hab. Possédant nn climat singulièrement salutaire, cette place devint bientôt une station de cure pour poitrinaires avec le résultat si déplorable pour la ville que démontre le tableau 2 povir les périodes 1861/70 et 1871/80. Les chiffres pour les deux périodes 1881/90 et 1 891/1900 montrent que les procédés faits pour l'amélioration de l'hygiène et les plus grandes mesures de précaution prises quant au traitement des malades ont ramené la ville à des conditions qui correspondent mieux à sa position si salubre.

B. Mortalité par tuberculose pulmonaire à Stockholm pendant la période 1891/1900.

Les nombres absolus quant à cet examen spécial sont communiqués aux tableaux 7 et 8. En nous basant sur ces chiffres, nous avons calculé et la mortalité totale dans des groupes combinés de sexe, d'âge et d'état civil (Tableau 3), et la mortalité causée par la tubcrcîdose pul-

fnonaire dans ces mêmes groupes (Tableau 4) et enfin le pourcentage des décès causés par la tuberculose pulmonaire sur le nombre total des décès (Tableau 5).

Quant à la mortalité totale de Stockholm pour les différents sexes, âges et états civils il n'est pas nécessaire de donner des détails ici, mais pour ces détails nous renvoyons tout simplement au tableau cidessus.

Quant à la mortalité par tuberculose pulmonaire le tableau 4 communique d'abord le fait déjà démontré que pour chaque millier de la population totale le nombre de décès s'éleva pendant cette période à 2,92 par an. Comment la mortalité par tuberculose pulmonaire se répartit sur les différents âges, c'est chose qu'on connaît déjà assez bien depuis longtemps, quoique la répartition ait rarement été effectuée sur un si grand nombre de groupes d'âge que dans ces tableaux-ci.

Pour faciliter la comparaison avec d'autres places, nous avons calculé quel sera le taux de la mortalité par tuberculose pulmonaire pour chaque âge, si le taux total de la mortalité par tuberculose pulmonaire (pour tous les âges, soit 2,g2 sur mille) se 7net à 100. En voici le résultat :

Age.

Pourcentage.

an ans

Age.

20/25 ans

Pourcentage.

IIO

Age.

Pourcentage.

60/65 ans 136

Total 100

Le taux de la mortalité par phtisie est donc supérieur à l'intensité moyenne (2,92 sur mille) pour les âges o/i an et 25/85 ans, inférieur à l'intensité moyenne pour les âges 1/25 ans et au-dessus de 85 ans. L'intensité est assez stable pour les âges 30/65 ans, mais les âges 65/80 ans présentent des chiffres très élevés.

Le tableau 4 montre que le taux de la mortalité par phtisie pour le sexe masculin tout entier était 3,62 s\xx vci^ç., pour le sexe féminin 2,33 sur mille. La phtisie fait donc 55 °/o plus de victinces parmi les hommes que parmi les femmes. Mais cette différence varie aussi considérablement d'âge en âge. Si pour chaque cas le taux de la mortalité par phtisie pour le sexe féminin se met à 100, les chiffres correspondants pour le sexe masculin seront:

'rabicait ./. Taux de iiiortalitc par tiibcrailosc piilinoiiairc h S/ock/iolin. en /S(j// /çoo. par an et sur i,ooo habitants dans chaqiic ^a^i-oipr.

Age.

Total.

Se

lie.

Huninies.

Feiuiues.

Hom-

Fem-

Céliba-

Veufs ou

Céliba-

Veuves ou

nies.

mes.

taires.

Mariés.

divorcés.

taires.

Mariées.

divorcées.

o/i ail

1/3 ans

O.gi

Total

.'^ge. Pourcentage.

o/i an 104

1/3 ans 122

Age. Pourcentage.

Age. Pourcentage.

75/80 » loi

Dans les âges entre 5 et 1 5 ans le sexe masculin est donc beaucoup moins exposé à la tuberculose pulmonaire, mais dans tous les autres âges c'est l'inverse. Entre 35 et 70 ans l'intensité est deux fois plus grande chez les hommes que chez les femmes et entre 50 et 60 ans la différence est encore plus grande.

Cependant les différences se montrent aussi considérables, si l'on examine l'état parmi les célibataires et les gens mariés. Si l'on met le taux de la mortalité par phtisie pour les femmes célibataires à 100, les chiffres correspondants pour les hommes seront;

Tableau j . Décès par tuberculose pulmonaire à Stockholm en i8çij içoo, en pour cent du nombre total des décès dans chaque groupe.

Age.

Total.

Sexe.

' Hommes.

Femme

Hom-

Fem-

Céliba-

Veufs ou

Céliba-

Veuves ou

mes-

mes.

taires.

Mariés.

divorcés.

taires.

Mariées.

divorcées.

o/i an

1/3 ans

0/5 ans

Total

Age.

Pourcentage.

Age. Pourcentage.

55/60 ans 515

Ici apparaissent même des différences excessivement prononcées, vu que dans certains âges les ravages de la phtisie sont jusqu'à 5 fois plus violents chez les hommes que chez les femmes. Ce fait révèle sans doute, sous un point de vue hygiénique, étique, social et économique, toutes les singularités qui caractérisent la manière de vivre des hommes célibataires dans les grandes villes de nos jours.

Parmi les gens mariés la différence entre les sexes est beaucoup moins prononcée, Si l'on met le taux de la mortalité par phtisie pour les femmes mariées à 100, les chiffres correspondants pour les hommes seront:

Agi:.

l'uiirci'iitaK(\

Agi'. l'ourcciiti

ro/75 •' 7<)

Dans cette catégorie on rencontre même des cas où la mortalité par phtisie est plus basse chez les hommes que chez les femmes, savoir chez les femmes mariées jeunes, entre 20 et 25 ans.

I>es taux mortuaires du tableau 4 peuvent évidemment aussi être envisagés sous le point de vue de la différence existant entre les célibataires et les mariés du même sexe. Quant aux hommes on trouve que si l'on met le taux de la mortalité par phtisie pour les hommes mariés à 100, les chiffres correspondants pour les célibataires seront:

Age.

Pourcentage.

20/25 ans 178

Age.

Pourcentage.

log

Dans la plupart des groupes des âges moyens la fréquence de la phtisie est à peu près deux fois plus grande chez les célibataires que chez les mariés.

Pour les femmes le résultat de l'examen est tout autre. Si l'on met le taux de la mortalité par phtisie pour les femmes mariées à 100, les chiffres correspondants pour les célibataires seront:

Age.

Pourcentage.

15/20 ans 91

Age.

55/60 ans 60/65 * 65/70 »

Pourcentage.

Ici la mortalité est presque sans exception plus grande chez les femmes mariées que chez les célibataires.

Ce fait pourra sans doute aussi être attribué à certaines particularités de la vie de nos grandes villes. Le sort des femmes ouvrières

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