‹ La Lutte contre la tuberculoseChapitre 44 sur 76 · DISCIPLINE · texte numérisé non relu

DISCIPLINE

Elle doit être absolue pour le malade et pour son entourage. Elle sera formulée par le médecin, en des termes très précis.

En premier lieu, elle vise Vasepsie du lieu habité. Pas un bacille ne doit en sortir. Il sera dér

fendu d'épousseter ou de balayer à sec ; on ne devra avoir recours pour assurer la propreté du sol, des murailles et des différents objets meublants, qu'à des linges humides et à des lavages bien compris.

Tous les produits normaux et pathologiques provenant des tuberculeux, tous leurs linges et vêtements, doivent être rigoureusement stérilisés avant de quitter la maison.

Le phtisique doit recueillir ses expectorations dans un crachoir individuel^ dont les produits, avant d'être jetés soit dans les cabinets, soit dans tout autre endroit, seront rendus stériles par ébullition dans de l'eau additionnée de sous-carbonate de soude. Le malade ne doit jamais cracher dans un mouchoir ou dans des linges.

La chambre habitée par le tuberculeux doit être désinfectée à de courts intervalles, une fois paf semaine au moins.

La toilette corporelle, les soins de propreté de la bouche et de la gorge seront l'objet d'une surveillance spéciale.

Le médecin apprendra au malade à respirer largement, à éviter de tousser, excepté lorsqu'il

aura des mucosités à expectorer, à ne pas avaler ses crachats, afin de ne pas s'exposer à Finfection intestinale secondaire.

Mosler (1) a signalé la fréquence de Tautoinfection intestinale chez les aliénés. Ceux-ci en effet avalent leurs crachats et ils présentent, mis en parallèle avec les phtisiques ordinaires, une proportion beaucoup plus considérable de tuberculose intestinale secondaire.

La cure, quel que soit le lieu où séjourne le malade, je le répète à dessein, a en outre une triple base : le repos, la suralimentation, l'aération.

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