DEUXIÈME TYPE
Châlet-Tjypc.
Le Village sanitaire à réaliser, dans son acception la plus large, comprend les formations suivantes : Outre la ferme-école, instrument fondamental, en la matière, et outre un nombre variable (à déterminer) de maisons-de-cure types, identiques aux précédentes, un « établissement sanatorial » s’élève, ici, au centre.dé l’agglomération des chalets. Ce Sanatorium, cette « Maison Centrale » (pour éviter le mot, tout en utilisant l’instrument) contient un nombre variable de lits, au minimum une quarantaine, mi-partie pour hommes, mi-partie pour femmes. L’établissement peut, d’ailleurs, être construit de la façon la mieux adaptée à. ce double service de malades.
Il est bon, il est humain, d'appeler à bénéficier des efforts- méritoires réalisés par [une Fondation bienfaisante, non seulement
Maison-type, pour Colon agricole.
Professeur Maurice LETULLE : LA LUTTE NATIONALE CONTRE LA TUBERCULOSE
quelques familles nombreuses ayant leur chef tuberculisé, mais aussi d’autres personnes tuberculeuses, tout aussi intéressantes, assistées
tuberculeux ;
réformés, atteintes, à leur tour, par le bacille eux, leurs enfants sains.
victimes devrait trouver asile dans le Sanacroyons-nous, pouvoir y être admis avec enfants, thèse généreuse où nous plaçons la fondation, les enfants sains des familles annexées au Sanaflorissante,' éminemment favorable à l’avenir du
cure et pensionnat réelament, de toute nécessité, (nous les avons prévus nombreux), école dans
laquelle l’instituteur et sa nombreuse famille trouveront logement sain et bien orienté.
La conception, on le voit, apparaît beaucoup plus vaste que la précédente; elle est, d’ailleurs, de plus en plus, extensive, en proportion des moyens dont disposera l’Œuvre fondatrice. Le bureau de poste et des télégraphes, la petite chapelle, le maréchal-ferrant, l’épicerie, l’auberge même (où l’œuvre se réserve le droit d’interdire, à tout jamais, la vente de boissons alcooliques), etc., toutes ces « formations » d'un village surgiront, peu à peu, avec les nécessités'de la vie rurale et si, comme il est bon de le prévoir, nombre de familles guéries s’installent, à demeure, à l’ombre de la Maison-mère, et y font souche de beaux rejetons.
Pour le présent, le budget d’une telle Colonie sanitaire pourvue d’un Sanatorium populaire est facile à établir. Il se surajoute à
à titre individuel. Ce seront, par exemple :
i° Des réformés célibataires;
2° Des femmes (ou veuves) de réformés 3 ° Des filles, orphelines de militaires tuberculeux ;
4° Des réformés veufs, emmenant, avec Toute cette pléiade de malheureuses torium de la Colonie ; tous devraient même, aussi bien que sans enfants. Car, dans l'hypoun petit pensionnat demande à être prévu, pour torium. Il y a, là, la source d’une expansion « Village-sanitaire » tout entier.
Au surplus, sanatorium, chalets de une école pour les enfants du nouveau village
Services généraux du Sanatorium.
Professeur Maurice LETULLE : LA LUTTE NATIONALE CONTRE LA TUBERCULOSE
celui du petit « bourg » projeté plus haut. L’établissement d’une « grande Maison de cure », de 40 à 60 lits, est, aujourd’hui, bien réglé. Les prix de construction sont, depuis la guerre, sûrement majorés; ils demeurent, cependant, abordables. On peut estimer qu’avec 200.000 francs, l’Œuvre aurait sa petite « Usine de Santé » en état de fonctionner. L’installation des cuisines, du laboratoire, des services de bains et bains-douches, de la désinfection, de la buanderie, etc..., exigerait, peut-être, encore 5 o.ooo à 60.000 francs. En mettant les prix au maximum, 3oo.ooo francs, pour le premier établissement du « petit sanatorium », ne seront guère dépassés.
La forte charge du budget réside, surtout, dans les frais du personnel et de fonctionnement de la maison. L’alimentation des malades, ou, pour mieux dire, la « journée d’hôpital » est une lourde dépense quotidienne. Pour 40 lits, elle dépassera 5 fr. 5 o, par tête et par jour. Ce qui met à plus de 100.000 francs les frais annuels de fonctionnement de la maison de cure. Encore, ne faut-il pas trop faire entrer, dans ce chiffre, les dépenses du personnel (appointements, nourriture, vêtements), les frais de réparation et d’entretien de l’immeuble, les assurances, etc... En évaluant à 125.000 francs, l’an, les dépenses en question, on reste, sûrement, aux confins de la vérité. 3 oo.ooo francs, d’une part, pour frais d’installation, de l’autre, 125 .000 francs, pour dépenses annuelles, font 2.5oo.ooo francs de capital à posséder pour assurer la vitalité de l’Œuvre. On arrive donc à 2.800.000 francs, au total, à trois millions, pour parfaire la création en question. Ces 3 millions, ajoutés au million jugé suffisant pour la mise en travail de la ferme-école e t de son « bourg » prévus plus haut, élèvent à quatre millions le capital nécessaire pour réaliser une « Colonie Sanitaire Agricole » modèle, composée d’une ferme, d’un sanatorium (40 lits, au minimum) et d’un village, de 20 feux avec familles nombreuses (Colonie de 170 habitants, au minimum).
Plan-type d'u
i Châlet de cure ; (Projet de !
P Foiinne.au cîe cuisine y avec conduit de elva.leui’.
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pour colon tuberculeux avec famille nombreuse. I. Laquerriére, architecte)