‹ La lutte pour la vie; pièce en cinq actes, six tableauxChapitre 104 sur 119 · SCÈNE II Les Mêmes, VAILLANT · texte numérisé non relu

SCÈNE II Les Mêmes, VAILLANT

n est ddboat dans le fond, les traits changés, creusés, un crêpe <^ son chapeau.

BEURTEBIZEy rangeant ses chaises.

Tiens! monsieur Vaillant! Vous voilà vers chez nous? Il y a du temps qu'on ne s'était vu.

VAILLANT, ^descendant la scène.

£h ouil mon père Heurtebize. (aox jardiniers qui le

saluent.) BOnjOUr, bonjOUr. (a Heurtebize toujours occupé.) J'ai

VU que votre vente avait lieu, je suis venu flâner une journée par ici, essayer de décrocher quelque souvenir, \ un débris de cette chère maison où mon enfant a élé si heureuse.

HEURTEBIZE, toujours à son insUllaUon.

Oh ! vous venez tard, monsieur Vaillant. C'est déjà le cinquième jour. Aujourd'hui, on finit les armes, accessoires de chasse... puis on vendra l'écurie, peutélro les orangers, si on a le lemps. (Entrent des hommes dans le fond.) Ah I voIlà les marchands de Paris, la bande

des vautours. (Crlant aux marchands qui essayent le clarecin.) Eh!

là-bas, ne touchez rien, tout ce coin est adjugé...

vaillant.

Et le château, est-il vendu ?

HEURTEBIZE

Oui... le château est vendu; les nouveaux propriétaires sont déjà installés, en camp volant, dans le pavillon Médicis. (Baissant la roix.) Deux étrangères, très riches... ça ne vaudra pas notre pauvre madame.

vaillant.

Oh ! oui, pauvre madame !

HEURTEBIZE

C'a été son malheur, ce mariage. Enfin, c'est fini, paraît-il. La voilà divorcée...

vaillant.

Et retirée à Ajaccîo. On voit tout de même de drôles

Page 1