ACTE TROISIÈME
VAILLANT
Allons! il était écrit que je ne me battrais jamais... pas même au civil... Signé sans rien changer au moins?
ANTONIN
Pas une virgule, voyez plutôt.
U lai passe le papier.
VAILLANT, moitié lisant, moitié marmottant.
(( Je, soussigné, déclare que les propos tenus par moi » à la Direction des postes, devant le personnel du troi- » sième bureau, sur mademoiselle Vaillant et sur son » père... mn... mn... mn... mn... et que j'ai commis » en les proférant un mensonge et une lâcheté. » Lortigue. » (Avec hésitation.) Tu trouvcs ça suffisant?
ANTONIN, riant.
Alors, qu'est-ce qu'il vous faut? N'ayez pas peur, M. Lortigue ne répétera plus que vous avez des protecteurs dans le ministère! Qui est-ce, ce Lortigue?
VAILLANT
Un petit permuté de chez nous, passé à Fintérieur. ïe crois même qu'il est attaché au cabinet d'Astier.
ANTONIN, entre ses dents.
Il est complet, alors.
VAILLANT
C'est égal. Dire qu'il a suffi d'un mot de cette madame de Rocanère là-bas et de quelques potins de bureau pour que je doute de mon enfant, pour que je m*imagine un tas d'infamies dont je n'osais pas même rechercher les preuves... Tu sais qu'elles sont charmantes ces dames de Sélény,
dl LA LUTTE POUR LA VIE.
ANTONIN, raguemenU
Ahl
VAILLANT
Mademoiselle Esther vient de venir, elle était là... là... il Q y a pas cinq minutes... un peu plus elle déjeunait avec nous.,. Ah! vieux Bartholo, vieille bête, val
La porte de la chambre s'ourre.
ANTONIN, bas.
Prenez garde !
VAILLANT, raà Lydie et reinLras«e.
Allons! h table!