‹ La lycéenneChapitre 13 sur 78 · RONDEAU · texte numérisé non relu

RONDEAU

Je le voyais à la chapelle,

En l'air, étendu sur le dos,

Et badigeonnant avec zèle

La voûte à grands coups de pinceaux.

11 était bien haut, mais qu'importe!

Tout mon cœur monta jusqu’à lui.

Et crac! je mépris de la sorte

De ce bel homme en raccourci.

Les yeux en l'air, avec extase,

Je semblais implorer les cieux:

« Non, c’est lui qu'il faut que j'embrase. »

Et je l'hypnotise des yeux!

Qu'un regard peut être loquace.

Rien qu’un coup d’œil, on s’est compris. : Pan, dans l'orbite, de ma place,

Et ça suffit, le voilà pris.

Depuis ce moment, chaque messe

Pour nous devient un rendez-vous;

Je l’aperçcois mème à confesse.….

Combien se confesser est doux!

Et dès lors, le roman commence,

Lui de là-haut, et moi d'en bas.

Que nous importe la distance!

En amour ça n'existe pas!

Mb den Pics, #0:

A Alice.

Ah! tiens, tâte mon cœur, ma chère, Sens-tu comme il bat du tambour. Y'a pas! va te faire lan laire,

C'est l'amour! (bis)

ALICE

Hn'ya pas à dire, c'est l'amour. Mais alors vous n’avez jamais pu vous parler. |

FINETTE

Pourquoi ça?

BERTHE

Dam! à la chapelle, à dix mètres de distance. FINETTE.

Oh! nous avions trouvé un moyen : nous causions par signes. Il connaissait l’alphabet muet des pensionnats.

ALICE

C’est exquis! l'amour télégraphique!

BERTHE

Nous aussi, nous avons un amour, FINETYE.

Ah!

ALICE

Oui, nous avons le même. Notre pion au collège. Le vicomte Arthur du Tréteau, un jeune homme d'une élégance..

BERTHE

Et qui danse le Boston.

FINSTTE.

Vraiment ! Et comment est-il pion ? Un revers de fortune.

BERTHE

Non du tout... Il est très riche.

ALICE

Mais comme il est aussi bachelier, il s'est fait nommer, maitre d'étude au lycée Marmontel par son oncle qui est

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