ACTE PREMIER 31 Quelle joie
C’est le ciel qui t'envoie.
Te sentir près de moi!
Me sentir près de toi ! / BOUVARD,.
Certes, oui.
FINETTE: ” Certes, oui. À BOUVARD.
C’est bien toi ! à FINETTE.
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C’est bien lui!
ENSEMBLE
Mon Dieu, merci !
C’est bien toi, Certes oui ! vw C’est bien toi?
Oui, merci!
Mon Dieu ! merci! ‘5 BOUVARD. | Elle ! c'est elle! Vous! c’est vous! toi! c’est toi! je ne sais “4 plus si nous nous tutoyons, ou si nous nous vouvoyons ! FINETTE.
Je ne sais pas. Nous n'avons jamais causé que par si- È gnes.. À BOUVARD. | Ah ! malheureuse ! c’est donc vrai que tu te maries ! Et 1,4 qu'est-ce que tu épouses ? Quelle est la chose; quel est l'objet que tu épouses ? Un homme, bien sûr, un vulgaire homme !.… 4 FINETTE, Ah ! ne m'en parlez pas! f BOUVARD. Ge:
Et voilà un être que j'ai aimé! un être pour qui a j'aurais donné ma vie! Si elle m'appartenait !.. Mais ma vie est à Dieu !... et je n'ai pas l'habitude de disposer des choses qui ne m'appartiennent pas. pe
FINETTE
Ah ! je souffreautant que vous, et j'ai plus besoin d'appui que de reproches. Ah! si seulement vous aviez un peu de fortune !
BOUVARD, la repoussant.
C'est vous qui me parlez ainsi! C’est vous qui êtes capable de pareils calculs! Mais est-ce que j'y regarde, moi, à la fortune? Je n’en ai pas, moi … mais du mo- ment qu'ily en a un des deux quiena, c'est tout ce qu'il me faut.
FINETTE
Mais ce n’est pas pour moi que je vous demande ça, c'est pour papa.
BOUVARD
Ah ! papa! Voilà le grand mot, papa!
FINETTLE.
Il ne me donnera jamais à un peintre sans clientèle. BOUVARD.
Eh ! bien, je lui vendrai mes tableaux, à papa... Si vous saviez comme c’est pénible aujourd'hui... Dire que j'en suis réduit à faire des silhouettes pour cent sous au jardin de Paris. Le monde est si peu artiste !.. Un tableau magnifique, verni, encadré, ignifugé.. on m'en a refusé deux cents francs. et encore on m'a demandé de le signer Trouillebert.…
FINETTE
Ah !'travaillez, monsieur Bouvard ! Si vous pouviez seulement n’obtenir que la première médaille au salon, ce serait une promesse pour l'avenir.
BOUVARD
Mais, sacristi, l'argent ne fait pas tout... et votre père est bien assez riche... Après tout, quelle est donc la fortune de votre prétendu...
FINETTE
M. Saboulot ! oh ! lui, c’est autre chose. D'abord il a une tanté qui est très riche. Et puis, surtout, c’est un savant, unprofesseur de physique... et coinme papa n'a jamais pu avoir son brevet de grammaire, il croit que ce mariage le posera.