‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 130 sur 163 · LES NOUVEAUX ÉPOUX · texte numérisé non relu

LES NOUVEAUX ÉPOUX

Chanso”.

Arr : Le jeune Edmond allait, ete, |

#90 RÉ OYEUX amis, que le plaisir rassemble, y E Vous demandez que je chante un refrain ?

Je le voudrais ; mais, hélas ! il me semble Voir quelques fibts ridés par le chagrin.

Qu’è ma chansôn la gaîté se réveille, À mon exemple énsemble dites tous :

Mes bons amis, vidons une bot: teille, | À la santé de ces nouveaux ‘+ x. à ‘

Constance, amour, fenisi -prême, Tels sont, pour vous, mes souhaits et mes vœux,

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# NES à sat

: Bonne union, intelligence extrême ;

Car sans cela point de ménage heureux.

Dans le malheur, quand l’amitié conseille, ;

? D'un mauvais sort on brave mieux les coups,

Mes bons amis, vidons une bouteille, F A la santé de ces jeunes #poux.

É 2260086 04 Amour, bénis vne union si chère, :

et. De |

RG

Fais que leurs jours s’écoulent Czns la paix ; Fortune aveugle, inconstarte ou prospère, Daigne, sur eux, verser tous tes bienfaits ; Mais bien loin d’eux la misère qui veille, La sombre envie et les soupçons jaloux:

Mes bons amis, vidons une bouteille,

| A la santé de ces jeunes époux.

. “oubliez pas aussi que le temps passe, à Tout comme lui ne dure pas toujours ; rain ? Si votre amour se fatigue ou se lasse, L 4 semble Que l’amitié survienne à son secours. 4 rin. Dans cinquante ans, qu’une fête pareille Vous rassemblant, vous disiez comme nous:

Mes bons amis, vidons une bouteille,

À la santé de ces jeunes époux.

mes vœux,

A ST Ego

‘Du pauvre peuple il chaata les amours:

CÉMILE DEBRAUX, Romance.

Atm: Dis-moi soldat, etc.

* ce pauvre Éinile à passé comme une ombre, fre Ombre joyeuse et chère aux bons vivans : $

Les gais refrains vons égalent en nombre, Fleurs d’acacia qu’éparpilient les vents.

Debraux, dix ans, régna sur la goguette, Mit l'orgue en frain et les chœurs dés faubouros, Et roulant, roi, de guinguette en guinguette, ê

RQ

Toujours enfant, gai jusqu’à faire envie, ‘En étourdi vers le plaisir poussé ; “Pouffint de rire à voir coulér sa vie,

Comme le vin d’un tonneau défoncé ; | Sitfant le sot sous les croix qu’il déconvre, 1] Ou sur son char le gran: 1] affermi;

Sans s’informer par où la :nonte an Louvre,

Du pauvre peuple: ssté l'ami...

mbre,

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tte, fauboures, ruette, À TL RQ

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IE : Louvre,

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Mais, dites-vous, il avait donc des rentes ?

Eh ! non, messieurs ; il logeait au grenier.

Le temps, au bruit des fêtes enivrantes, Räpait, râpait l’habit du chansonnier.

Venait l’hiver, le bois manquait à l’âtre, La vitre, au nord, étincelait de fleurs ;

Il grelottait, mais sa muse folâtre

Du pauvre peuple allait sécher les pleurs.

De l'œil des rois on a compté les larmes ; Les yeux du peuple ont trop vu pour cela.

La France alors pleurait l’éclat des armes :

Et les grandeurs dont le cours l’ébranla.

Ta voix, Émile, évoquant notre histoire, Du cabaret ennoblit les échos.

C’était l’asile où se cachait la gloire.

Le pauvre peuple aime tant les héros !

Bien jeune, hélas ! il descend dans la fosse. Je l'ai conduit où vieux j'irai demain.

Chantant au loin, des buveurs à voix fausse, Aux noirs pen$ers m’arrachaient en chemin.

C’étaient ses chants que disait leur ivresse, Chants que leurs fils sauront bien rajeunir ; De son passage.est-il un roi qui laisse

Au pauvre peuple.un si doux sonvenir ?

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