‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 144 sur 163 · ST · texte numérisé non relu

ST

Lorsque j'ai quitté ma: vieil” mère, Elie s’ périssait sensiblement ;

A l’arrivé d’ ma let? j'espère,

Quel sera morte entièrement.

Car, si la cher” femme est guérite, Elle est si bonn’ qu’elle est dans l’ cas :

De s’ faire mourir de mort subite,

A la nouvell’ de mon trépas.

Ne m'oubli’ pas ma ’p’ tite Rose,

Mon bon chien, ne l'abandon’ pas ;

Surtout, ne lui dis pas la chose,

Qui fuit qui’ ne m’ reverra pas.

Lui qui s’ fesait un’ si grand’ fête, \ De m° voir revenir caporal;

Il va pleurer comme une bête,

En apprenant mon sort fatal.

Mais y a qu’ chos’ qui m’enrage, D’étr” fait moutir loin du pays ; Car, lorsque l’on meurt au village, On peut dire bunsoir aux amis.

“L’on a sa place derrièr” l’église, :

On a son rom sur un’ croix d’ bois Puis on espèr” que la payse, Viendra pour prier quelquefois.

Adieu! ma ptite Ros’, du courage,

A s r’voir y n° faut plus songer ;

Car dans l’ régiment où j’ m'engage,

On n° vous accorde plus d” congé.

V'la tout qui m” tourne, je n’y vois “bat Ah !.…. c’est fini !.… j” sens que j’ m’en va !.…. J° viens de r’cevoir ma feuill de route, Adieu, Rose !.… adieu !.. n? m’oublie pas.

I EEE

Page 1