‹ La lyre canadienne [microforme]Chapitre 158 sur 163 · CETTE · texte numérisé non relu

CETTE

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Sous les lambris où la pourpre étincelle, J'avais perdu ma douce liberté ; Car au pays je laissai ma gaîté Et je perdis tout bonheur avec elle.

Oh ! rendez moi, etc.

Le souvenir d’une sœur qui m’est chère, Me rappelait au sein de mon hameau ; Car chez les grands la vie est un tombeau ; Et je reviens au foyer de mon père.

Oh ! rendez moi, etc.

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Lis chant, c’est le baume de l’âme, Quand âme est pleine de douleurs ; C’est le cri d’amour de la femme ; C’est l’écho, la voix, le dictame,

Que Dieu fit pour charmer les cœurs !

C’est l’adieu qu’on jette au rivage, Quand, quittant le pays natal,

On voit, dans un lointain voyage, Un heureux ou pâle présage, Fortune, honneur ou sort fatal !

C’est ce bruit qu’en la nuit sereine On entend courir sur les flots ; C’est la lame battant l’arène j C’est le vent dont la tiède halcine Endort les joyeux matelots ! | 3

C’est le plaisir dans la souffrance ; Dans l’angoisse c’est la gaîté ; C’est une douce souvenance,

De bonheur, d’amour ou d’enfance ; C’est l’espoir, c’est la volonté.

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