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EXPÉRIENCES SUR LES ALLURES

qu’à l’observation directe pour analyser les allures du cheval, n’en ont pu saisir tous les détails. Serons-nous plus heureux au point de vue de l’exposition du sujet? Nous voudrions l’espérer, mais nous sommes assuré, du moins, de l’exactitude parfaite des données que fournit l’emploi des appareils que nous avons employés.

M. le colonel Duhousset a bien voulu nous offrir son concours pour la représentation du cheval à différentes allures; c’est à son habile crayon que sont dues les figures représentées dans ce chapitre et qui sont la traduction fidèle de la notation qui les accompagne.

Nous emprunterons également à M. Duhousset quelques documents relatifs à la représentation des allures.

La connaissance des pistes, c’est-à-dire des empreintes que les pieds du cheval laissent sur le sol, est d’une grande importance, elles permettent à un œil exercé de reconnaître l’allure de l’animal qui les a marquées.

Pour f artiste, les pistes sont d’une utilité extrême; elles seules lui permettent de représenter les membres à l’appui avec les vraies distances qu’ils doivent garder entre eux, suivant la taille de l’animal et la vivacité de l’allure. Nous renvoyons le lecteur aux ouvrages de Vincent et Goiffon, du baron de Curnieu, de Colin, etc., sur ce sujet, nous bornant à figurer, d’après ces auteurs, la piste qui caractérise chacune des allures.

La première série d’expériences dont nous allons analyser les résultats a été faite dans le manège de M. Pellier fils. Les chevaux étaient munis, à chaque pied, d’un appareil explorateur des pressions semblable à celui qui est représenté dans la fig. 42. Nous exposerons d’abord les expériences sur le trot : les tracés qu’elles donnent sont très-faciles à saisir ; leur étude servira de préparations à l’analyse plus compliquée des autres allures.

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