‹ La machine animale, locomotion terrestre et aérienne (volume 2)Chapitre 32 sur 124 · ALLURES DU CHEVAL · texte numérisé non relu

ALLURES DU CHEVAL

correspondrait à Vamhle rompu, serait, pour Bouley , l'expression du pas relevé ou allure des bidets normands ; tandis que cette même allure normande serait, d'après Lecoq, celle qui est représentée sous le no 9. Ailleurs, on voit que la notation n° 3 correspondrait, d'après Merche, au pas ordinaire d'un bidet d'allure, tandis qu'elle exprimerait pour Bouley Vamhle rompu, et pour Lecoq le traquenard : lequel traquenard, d'après Merche, ne serait autre que l'allure représentée par la notation n" 10. Le pas ordinaire, lui-même, n'est pas compris de la même façon par les différents auteurs, et si la plupart d'entre eux, avec Vincent et Goiffon, Colin, Bouley, etc., admettent, dans cette allure, une succession des battues à intervalles égaux, on voit que, pour Lecoq et pour Raabe, la théorie du pas normal est différente.

Ce désaccord s'explique suffisamment : d'abord parce que l'observation de ces mouvements est très- difficile, ensuite parce que, dans la nature, le pas peut présenter, suivant les conditions, les différentes formes que chaque auteur a prises arbitrairement pour type dupas normal. Chacun, en cela, s'est laissé guider par des considérations théoriques. Ceux qui admettent des intervalles égaux entre les quatre battues ont cru trouver dans ce type plus de franchise et une distinction plus tranchée d'avec l'amble et le trot. Les autres auteurs ont cherché, dans le pas qui leur servait de type, la réahsation d'un certain idéal. Pour Piaabe, c'était le maximum de stabilité qui, d'après la théorie, s'obtient lorsque le poids du corps repose plus longtemps sur les bipèdes diagonaux que sur les bipèdes latéraux : de là, le choix du type représenté par la notation n" 6. Lecoq, pensant au contraire que le meilleur pas est le plus rapide, a choisi comme type le pas dans le quel le corps repose plus longtemps sur le bipède latéral que sur le bipède diagonal (notation n° 4).

Quelle que puisse être la valeur de ces considérations dont les praticiens seuls peuvent être juges, il nous semble que le physiologiste doit d'abord s'occuper de la recherche des faits et de la constatation pure et simple des types que l'expérimentation lui révèle.

ri'est pour cela qu'ont été instituées les expériences qu'on

va lire et qui, toutes, ont été faites avec les appareils enregistreurs.

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