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Ces deux prêrtiièi-es courbés permettent déjà de construire par points la courbe fermée (fig. 411), représentant la trajectoire de l'aile de la buse (1).
1. Cette courbe n'est pas toujours fermée; cela ne s'observe que lorsque le vol est d'une régularité parfaite.
C'est sur cette trajectoire que nous déterminerons l'inclinaison du plan de l'aile, à chaque instant de son parcours elliptique.
A cet efïet, il faut se reporter (fig. 110) à la courbe ponctuée S, qui est l'expression des torsions de l'aile à différents instants. Les ordonnées positives et négatives de cette courbe correspondent aux tangentes trigonométriques des angles (1) que l'aile fait avec l'axe du corps (2). Elles permettent donc de tracer sur la figure 111 une série de lignes dont chacune exprime, par son inclinaison sur l'axe horizontal, l'inclinaison que le plan de l'aile présentait sur l'horizon à ce même instant de son parcours.
Le sens du mouvement de l'aile se lit de haut en avant : de la lettre H aux lettres kv.
Fig. Ui. — Inclinaisons du plan de l'aile par rapport à l'axe du corps Av pendant le yol.
La figure 111 montré que Taile, dans son ascension, prend la position inclinée qui lui permet de couper Tair en trouvant le minimum de résistance ; que dans la descente, au contraire, la position de son plan se renverse, de telle sorte que sa face inférieure regarde en bas et un peu en arrière. Il
1. Il faut, de l'angle trouvé, retrancher algébriquement une valeur constante : l'angle de 30 degrés que Faile, au repos, fait avec l'horizon.
2. Nous ne saurions affirmer que cet axe soit horizontal ; il semble au contraire incliné de façon que le bec de l'oiseau regarde un peu en haut. Cette inclinaison de l'axe nécessiterait une correction dans les incUnaisons absolues de l'aile aux divers points de sa révolution.
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suit de là que dans sa période d'abaissement, l'aile, par son obliquité, décompose la résistance de l'air, et, tout en soulevant le corps de l'oiseau, le propulse en avant. (%. voit aussi que l'inclinaison de l'aile change graduellement, aux différentes phases de son élévation et de sa descente. Dans cette dernière phase surtout, se montre l'influence de la résistance de l'air sur l'orientation de l'aile : c'est en effet au moment où la vitesse d'abaissement atteint son maximum, que l'on voit le bord postérieur de l'aile se relever le plus fortement.
Arrivée à la fin de sa course descendante, l'aile change de plan d'une manière subite. L'explication de ce mouvement est toute naturelle. Dès que la résistance de l'air cesse de relever les plumes, celles-ci, par leur élasticité, reviennent à leur position ordinaire qu'elles gardent pendant la phase de remontée.
L'ellipse même qui forme la trajectoire de l'aile doit s'expliquer par la résistance de l'air. Pas plus pour l'oiseau que pour l'insecte, l'appareil musculaire ne rend compte du parcours de l'aile; l'élévation et l'abaissement sont à peu près les seuls mouvements qu'il puisse produire. Mais la résistance de l'air pendant la phase de descente, engendre, par un mécanisme que nous connaissons déjà, la convexité antérieure de l'ellipse parcourue. La convexité postérieure qui appartient à la phase ascensionnelle s'explique encore par l'action de l'air sur la face inférieure de l'aile qu'elle porte en arrière tout en la soulevant. C'est dans la reproduction artificielle de ces différents mouvements que nous chercherons la démonstration de cette théorie.