INTRODUCTION
Bien souvent et à toutes les époques, on a comparé les êtres vivants aux machines, mais c'est de nos jours seulement que Ton peut comprendre la portée et la justesse de cette comparaison.
Sans doute, les anciens physiologistes voyaient, dans l'organisme animal comme dans la machine : des leviers^ des poulies, des cordages, des pompes et des soupapes. Le jeu de ces appareils est décrit sous le nom de mécaniqite animale dans un grand nombre de traités classiques. Mais ces organes passifs ont besoin d'un moteur; c'est la vie, disait-on, qui, chez les animaux, met en jeu tous ces mécanismes, et l'on se croyait, d'après cela, autorisé à établir une barrière infranchissable entre les machines inanimées et celles qui sont vivantes.
A notre époque, il faudrait, tout au moins, chercher une autre base à de pareilles distinctions, car le génie moderne a créé des machines bien plus légitimement comparables