NOTATION DU RH\-THHE DES DIFFÉRENTES ALLDRES
Parmi les caractères des différentes allures , c'est le rhythme des appuis des pieds qui est le plus frappant. Les battues sur le sol font entendre des bruits dont l'ordre de succession suffit ik une oreille exercée pour reconnaître l'allure qui leur donne naissance. Aussi essEÛerons-nous d'établir, d'après cet ordre de succession, la classification des diverses allures.
Pour figurer chacun de ces rhythmes, nous nous adresserons bk la notation musicale, mais en la modifiant de façon qu'elle fouraisse à la fois : la notion de la durée de chacun des appuis, celle du pied auquel cet appui correspond, enfin, pour qu'elle exprime la durée des instants où le corps est suspendu. Cette notation des rhythmes se construit d'une
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manière très-simple d'après les tracés fournis par l'appareil.
Reprenons flg. 34 la courbe qui correspond à la course de
l'homme. Au-dessous de cette figure, tirons deux lignes
horizontales, 1 et 2, ce sera Uportée sur laquelle s'écrira cette
Fîg. M.
musique si simple où il n'y aura que deux notes qui s'appelleront ipied droit, pied gauche. Da commencement de la courbe ascendante d'une foulée du pied droit, abaissons jusque sur la portée, une perpendiculaire a; cette ligne déterminera le début de l'appui du pied droit. Une perpendiculaire h, descendant de la fin de la courbe, déterminera la fin de l'appui de ce pied. Entre ces deux points, traçons une forte ligne blanche ; elle exprimera, par sa longueur, ta durée de la période d'appui du pied droit.
Uneconstructionsemblablefaite sur la portée n"!, donnera Id notation de l'appui du pied gauche. On a teinté par des hachures les notations du pied gauche', afin d'éviter toute confusion.
Enfin, entre l'appui des deux pieds, se trouve un silence, c'esl-à-dire l'expression de cet instant de la course où le corps est suspendu au-dessus du sol.
En notant de cette façon les rhythmes de toutes les allures de l'homme, on peut obtenir un tableau synoptique qui facilite beaucoup la comparaison de ces rhythmes variés.
La fig. 35 représente la notation synoptique des quatre
allures â rhyrtime régulier dans lesquelles les deux pieds
agissent tour à tour.
1^ ligne 1 représente la notation du rhythme dupas. Voici le principe de cette représentation. L'appui du pied droit est représenté par un trait blanc et épais, aorte de rectangle
dont la longueur correspond à la durée de cet appui. Pour le pied gauche, c'est un rectangle gris formé de hachures obUques. Ces alternatives de gris et de blanc expriment, par leur succession, que dans le pas, l'appui d'un pied succède à celui de l'autre, sans qu'il y ait jamais d'intervalle entre les deux.
La ligne 2 est la notation qui correspond & l'ascension d'un escalier. On y voit, conformément k ce qui a été exposé ci-dessus (fig. 29), que les foulées empiètent l'une sur l'autre, et que, par conséquent, le corps, pendant un instant, repose sur les deux pieds à la fois.
La ligne 3 correspond au rhythme de ta course. Après une foulée du pied droit plus brève que dans le pas, on voit an intervalle qui correspond h. la suspension , puis une courte battue du pied gauche suivie d'une suspension nouvelle et ainsi de suite.
La ligne 4 répond à une course plus rapide : on y voit moins de durée des appuis, plus de durée des suspensions et une plus rapide succession des mouvements.
La flg. 36 est la notation du galop des enfants, allure dans laquelle les pieds n'exécutent pas tous deux le même mouvement.
ALLURES DE L'HOMME Ul
Dana cette figure, la ligne! représente le galop à gauche,
c'est-à-dire le pied gauche étant toujours en avant. On voit
que le pied droit appuie le premier sur le sol ; que le gauche
retombe ensuite et touche terre pendant moins longtemps;
Fig. 33. — HuUtioni du galop. I, gilop t ganclie. t, galop i droits.
pois, qu'il ^se produit une suspension après laquelle le pied droit retombe de nouveau et ainsi de suite. Le temps de l'appui simultané des deui pieds se mesure d'après l'étendue de l'espèce de chevauchement du rectangle gris sur le rectangle blanc.
La ligne 2 est la notation du 'galop à droite, c'est-à-dire le pied droit restant toujours placé en avant , et arrivant le dernier à l'appui.
Ainsi, dans le galop, le corps est tantôt en Vair, tantôt sur un pied et tantôt sur deux.
Enfin les notations représentées (îg. 31, seraient : (lignes supérieures), une série de sauU sur deux pieds ; (ligne intérieure), une série de sauts sur le pied droit seulement.
Ce mode de représentation est moins complet que les courbes précédemment exposées, car il n'indique pas les phases de l'énergie variable avec laquelle le pied presse le sol ; mais il est beaucoup plus clair et permet surtout, beaucoup mieux que l'autre, la comparaison de deux allures entre elles. On verra plus loin, à propos de la locomotion quadru-
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pède, que la complication du sujet y rend tout à fait indispensable remploi de cette notation si simple du rhythme des mouvements.
Définition du pas à une allure quelconque, — En général, on admet qu un pas est constitué par la série des mouvements qui se produisent entre l'action d'un pied et celle de l'autre pied; soit qu'on choisisse pour le début du pas l'instant où les pieds frappent le sol, soit qu'on prenne celui où ils s'en détachent. De même, en mesurant la longueur des pas sur le terrain, on a l'habitude de prendre pour valeur d'un pas : la longueur qui sépare un point de l'empreinte du pied droit du point homologue de l'empreinte du pied gauche.
Nous serons forcé de nous écarter de cet usage. Quoiqu'il soit regrettable d'innover en pareille matière, nous considérerons le pas classique comme n'étant qu'un demùpas, et pour nous, le pas aura pour expression : la série de mouvements qui s'exécute entre deux positions semblables d'un même pied : entre deux battues successives du pied droit, par exemple, 'ou deux levés successifs du pied gauche, etc.
De même, l'étendue d'un pas sur le terrain sera la distance qui sépare deux points homologues pris sur deux empreintes successives du même pied. C'est ainsi, paraît-il, que Ton compte les pas au Mexique. Cette manière de compter est la seule qui permette de ne pas s'égarer au milieu des mouvements si compliqués de la marche des quadrupèdes.