‹ La machine de Gramme, sa théorie et sa description: sa théorie et sa descriptionChapitre 3 sur 18 · I. — Aimants · texte numérisé non relu

I. — Aimants

1. Il est facile de constater qu'un barreau aimanté exerce autour de lui une action d'un genre particulier. Lorsqu'on en approche une aiguille en acier ou en fer, cette aiguille prend une position d'équilibre bien déterminée pour chacun des points de l'espace. Les oscillations plus ou moins rapides qui animent l'aiguille avant que cet équilibre soit atteint témoignent de la grandeur de la force en chaque point. Si les oscillations sont courtes et rapides, c'est que la force est considérable: si elles sont longues et lentes, c'est que la force est peu intense. L'expérience montre ainsi • que, plus on s" éloigne du barreau, plus la force diminue.

Cet espace indéfini qui environne l'aimant a reçu le nom de champ magnétique. On exprime simplement par là que, dans ce champ, dans cet espace, existent des influences magnétiques. On peut encore dire qu'un champ magnétique est un

espace en chaque point duquel une aiguille aimantée librement suspendue ne se trouve pas en équilibre indifférent.

Les constantes d'un champ magnétique se réduisent à la grandeur et à la direction de la force en chaque point.

Gomme je l'ai dit, la grandeur de la force peut se déterminer par la méthode d'oscillation ; la direction de cette force est donnée par celle àe l'aiguille, lorsque celle-ci a atteint sa position définitive d'équilibre.

2. Afm d'explorer d'une manière complète un champ magnétique, il faut mesurer ses constantes en chacune de ses régions. Pour y parvenir, on pourrait employer un grand nombre d'aiguilles mobiles de petites dimensions; on les placerait autour de l'aimant et l'on aurait ainsi une sorte de vue d'ensemble des propriétés particulières du champ. C'est là une méthode fort logique, qu'il est possible de perfectionner notablement en remplaçant les aiguilles mobiles par de simples grains de limaille de fer. La fig, 1, qui n'est autre chose que la reproduction photographique d'une véritable expérience, montre que chacun de ces petits grains s'oriente oomme l'aiguille de fer, lorsque, par quelques trépidations données au papier, la limaille arrive à vaincre la résistance due au frottement. Les figures ainsi formées ont reçu le nom de fantômes magnétiques Elles ont été réalisées

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