SÉPARATION EXPÉRIMENTALE DES PERTES
considéré par suite de frottement et dans le fer de l'armature. On a ainsi
-Cci>^ = P,t + Pn + /*F. (141)
Si C est connu, on peut, d'aprb.s une courbe de ralentissement relevée, telle que la courbe II de la figure 401, calculer la courbe III. On a
traits
Fig. 401.
et la sous-normale^
-7 dco
On a ainsi
Pii+Pa+PF=C.âb,
OÙ ab doit être pris à une échelle convenable et représente le produit de la vitesse angulaire, en t : s, par sa variation. Si ab esl exprimé en secondes, il faut multiplier par le carré du rapport de l'échelle des ordonnées à celle des abscisses la longueur ab correspondante. Sur la figure 401 ce rapport est de (—); on a donc
(50 \ ^ — j =25, et, par suite,
i. L'emploi do la sous-normale pour la détermination du régime des pertes par frottement suivant la vitesse angulaire était déjà pratiqué depuis longtemps, et avant l'indication de cette méthode dans les ouvrages techniques, au laboratoire électrotechnique de l'Ecole supérieure de Karlsruhe.
On peut cependant aussi procéder inversement et déterminer expérimentalement, dans les mêmes conditions, les courbes de ralentissement, aussi bien que celles de pertes. C peut alors se calculer aisément pour autant de points que Ton veut. — Abstraction faite de toute échelle, on a simplement
Pji + Ph + Pf __ de
Ce calcul de C suffit absolument pour la détermination des courbes de pertes relatives à d'autres courbes de ralentissement de la même machine, pourvu que celles-ci soient tracées à la même échelle que la première.
Lorsqu'on doit déterminer les pertes par cette méthode, on commence par laisser tourner la machine à sa vitesse normale pendant 3 ou 4 heures, afin d'atteindre pour les pertes par frottement un régime stable. La machine est alors en état et l'on peut procéder aux essais. On commence par la courbe de ralentissement, que l'on peut obtenir de deux façons : — on peut, ou bien, lancer dans l'armature un courant qui la fera fonctionner en réceptrice à la vitesse angulaire convenable, et couper alors brus- ([uement le courant en abandonnant la machine à elle-même, ou bien, ce qui est aussi pratique, porter Tarmature à la vitesse angulaire voulue en la reliant à un petit moteur électrique, puis faire brusquement tomber la courroie en laissant la machine tourner. Dans les deux cas on notera ensuite sa vitesse angulaire à des intervalles de temps suffisamment rapprochés, toutes les cinq secondes, par exemple.
Le champ étant excité par une source indépendante, le flux de force reste constant pendant toute la durée de l'essai et la force électromotrice induite dans l'enroulement d'armature est proportionnelle à la vitesse angulaire. Cette vitesse angulaire peut ainsi se déterminer à la simple lecture d'un voltmètre intercalé entre les balais, et sans qu'il soit besoin de compteur de tours ni de tachymètre susceptibles d'être influencés par le ralentissement. U faut alors commencer par bien établir, à l'aide d'un essai spécial, la relation entre la force électromotrice engendrée dans l'armature et la vitesse angulaire. On peut ensuite, par la