ENROULEMENT HÉLICOÏDAL
Nous représenterons le déplacement dans le champ, ou, pour abréger, le déplacement^ par m quand il sera exprimé par le nombre des barres ou faisceaux induits compris dans ce déplacement, et par m^ lorsqu'il sera exprimé en fonction du nombre des sections ou des lames du collecteur.
5. Enroulement hélicoïdal. — Les fils de cet enroulement sont tous connectés en série continue, de manière à constituer une hélice fermée sur elle-même (fig. 25).
Armature annulaire tétrapolaire à enroulement hélicoïdal.
Cet enroulement hélicoïdal se poursuit constamment dans le même sens, et, comme on le voit sur la figure 25, on en a parcouru toutes les spires quand, en les suivant, on a effectué une seule fois le tour complet de l'armature. Les lames consécutives du collecteur sur le schéma d'enroulement se placent dans la réalité l'une à côté de l'autre.
Comme un pôle Nord succède toujours à un pôle Sud, et réciproquement, il y a toujours inversion de courant entre deux pôles.
ce qui oblige à placer un balai en chacune de ces positions^ pour lesquelles le courant total d'armature se dédouble en deux courants de sens inverses. Le schéma de répartition des courants de la ligure 26 correspond à Tenroulement de la figure 25 et présente, comme on voit, par rapport aux balais de même polaorité, quatre branches ou dérivations de courant.
Fifç. 26.
Schéma de répartition du courant correspondant & l'enroulement de la figure 23.
Il en résulte que, avec Tenroulement hélicoïdal, on a autant de branches de courant que de pôles.
Si Ton désigne par A le nombre total de ces branches, et par a la moitié de ce nombre ou le nombre de bifurcations, p étant d'ailleurs le nombre de paires de pôles, on a
et
L'enroulement hélicoïdal est applicable avec un nombre quelconque de pôles, à la seule condition que le nombre des lignes de balais * soit augmenté en conséquence. V enroulement hélicoïdal est donc indépendant du nombre des pôles.
1. L'intensité des courants à recueillir et la nécessité d'entretien en marche
ENROULEMENT HELICOÏDAL
Les bobines voisines, ainsi que les lames de eollecteur voisiné^,' se suivant dans le schéma, on aura pour renroolemeat hélicolTdal (fig. 25)
Le déplacement d'une bobine dans le champ, par rapport à celle qui la suit sur le schéma, étant d'ailleurs égal au pas de l'enroulement, on a
Fig. 27*.
Enroalement hélicoïdal fermé double.
Nous adopterons jr=-j- 1 quand l'enroulement progressera
obligeant & remplacer, en général, chaque balai théorique par un certain nombre de balais moins larges appliqués sur les mômes génératrices du collecteur et dits « balais en ligne », c'est par surcroît d'exactitude que nous employons ici l'expression de a ligne de balais » qui, au fond, équivaut à a balai». [N. d. T.]
\. Dans cette figure les touches du collecteur sont intentionncHoment et exceptionnellement représentées alternativement blanches et hachurées pour mieux faii*e ressortir l'indépendance des deux circuits et les lames afTérentcs à chacun d'eux. [N. d. T.]
dans le sens de rotation des aiguilles d'une montre, eiy= — 1 dans le cas de progression en sens contraire.
Si, dans la liaison des bobines, on en saute régulièrement une sur deux, en connectant, par exemple, la bobine 1 avec la bobine 3, la bobine 3 avec la bobine 3, etc. (fig. 27), on ne reliera ainsi, en
Fig. 28.
Knroulement hélicoïdal fermé une seule fois ou simple.
p = l; mk = 2; a=ip'=i2.
faisant un tour complet de l'anneau, que la moitié du nombre total des bobines, et il faudra effectuer un second tour complet, en opérant de môme avec les bobines paires, pour parcourir l'enroulement entier. En raison de ce que le déplacement dans le champ a été ainsi augmenté et qu'il faut effectuer deux tours complets de l'armature pour parcourir toutes les bobines, le nombre des branches de courant se trouve doublé.
Si le nombre S des bobines est pair, on revient, après le premier tour, à la première bobine ; l'enroulement se ferme sur la liaison