ENROULEMENT D'AHMATURE EN DISQUE DE FRITSCHE
comporte un certain nombre de barres en fer forgé S,, S^, qui, dans le cas de grandes intensités de courant, sont garnies d'une feuille de cuivre, dans le but de réduire la résistance d'armature. Ces barres sont recouvertes d'un enduit isolant et, à leur extrémité intérieure, soigneusement isolées Tune de l'autre et du moyeu dans lequel elles sont solidement fixées. Les extrémités extérieures de la moitié de ces barres sont reliées aux lames du collecteur. Ces barres d'armature, analogues aux rais d'une roue ou aux bras d'un volant, servent, à la fois, de conducteurs et de supports et remplacent, au point de vue magnétique, le noyau d'armature.
Les barres individuelles sont reliées, conformément au scbéma de couplage de la figure H9, par des arcs métalliques, bandes ou fils, désignés sous le nom de « connecteurs ». Ils sont disposés de façon à former deux anneaux concentriques s'appuyant sur les extrémités internes et externes des barres.
Leur conformation se prête à une liaison facile avec les connecteurs et avec les lames du collecteur, ainsi qu'à un assujettissement solide dans le moyeu.
Les barres impaires et paires sont de formes différentes repré-* . sentées (fig. 120) en S^ pour les barres impaires et en S^ pour les paires. La barre S, porte quatre talons r, r, sur lesquels sont rivés et soudés les connecteurs qui se fixent, d'autre part, en jj, p, h l'extrémité extérieure ou intérieure de la barre paire S^. Les points d'attache p et r doivent être déplacés radialement l'un par rapport à l'autre de manière à permettre de loger tous les connecteurs dans l'espace angulaire disponible de p en r.
Lorsque les connecteurs g sont disposés d'un seul côté de l'armature, les barres S^ ne comportent que deux talons r situés du côté correspondant.
Chaque lame de collecteur comprend deux pièces : Tune m, en laiton (fig. 122), est rivée et soudée h l'extrémité de la barre S^; l'autre k, en cuivre éeroui, est fixée sur m par des vis. Cette disposition facilite beaucoup le remplacement d'une lame quelconque ou de tout le collecteur.
Les barres paires S^ qui ne sont pas reliées aux lames du collecteur sont encastrées, par leur extrémité externe, dans une pièce en matière isolante i (fig. 122) intercalée entre les piècesde laiton
CHAPITUE NEUVIEME
(|ui coiireni les barres voisines. Ces pièces isolantes sont faites
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d'un ciment durci, de pierre ou de toute autre matière analogue.
L'armature est mécaniquement protégée contre les efforts tangentîels et centrifuges pai* un frettageen fil, isolé de l'armature et appliqué sur elle dans une rainure B réservée à cet effet à la périphérie, entre les lames de collecteur et les pièces en laiton m. On peut évidemment disposer de la sorte deux ou plusieurs frettes parallèles semblables.
La position des pôles est représentée en P sur la figure 120.
L'adoption de V armature-poulie de Fritsche n'est guère indiquée que dans le cas de grandes intensités ou pour des machines comportant un nombre de barres relativement faible. Pour assurer à l'armature une solidité et une rigidité suffisantes, la section des barres ne doit pas descendre au-dessous d'une certaine limite dépendant du diamètre de cette armature. La plus petite machine de ce type à armature-poulie construite à ce jour est de 3,6 kw sous 120 volts, à la vitesse angulaire de 750 t : min.
L'emploi des machines à armature-poulie s'est peu étendu. Le rendement en est inférieur à celui des machines à armature en tambour, en raison de la plus grande excitation qu'elles exigent et des pertes par courants de Foucault qui se développent dans les barres. En outre, la construction de leurs armatures présente ce grave inconvénient que chaque tension ou vitesse angulaire différente exige une disposition générale nouvelle, ce qui élève notablement le prix de revient de ces machines.
CHAPIÏHE X