‹ La machine dynamo à courant continu (volume 2)Chapitre 82 sur 173 · REACTION D'INDUIT · texte numérisé non relu

REACTION D'INDUIT

de rotation en génératrice et en réceptrice, et celui des lignes de force. La zone neutre mm' de la machine en charge est déplacée d'un angle a par rapport à la zone neutre nn! de la machine à vide ; et ce décalage est, pour la génératrice, dans le sens de la rotation, et en sens inverse pour la réceptrice.

IN Fig. 105. • Décalage tics balais d'une génératrice et d'une réceptrice.

Generalor = Génératrice.

Motor = Réceptrice.

Dans la génératrice une hobine passe du côté A au côté li de la zone neulreetest, dans Tintervalle, mise en court circuit. Pour accélérer le passage du courant du sens A au sens B, ce qui constitue la commutation^ il faut déplacer la bobine dans le sens de la rotation et Tamener dans un champ magnétique du sens du côté B qui induit une force électromolrice de sens opposé à celui du courant en A. L'angle de déplacement des balais est, par suite, supérieuràa; nous le désignerons parjS^.

Pour un moteur les bobines passent du côté B au côté A. La commutation du courant se fait alors du sens B au sens A; mais comme, en môme temps, le sens de rotation est inverse, la force électromotrice induite du côté B est ici de sens opposé à celui du courant, et, par suite, les balais doivent se trouver encore du

E. Arnold. — La machine dynanio à courant continu. 18

côté B ; c'est-à-dire que, pour un moteur, les balais doivent être décalés, par rapport à la zone neutre, en sens opposé à celui de la rotation.

D'après les considérations qui seront développés au Chapitre XVI, page 3oG, le décalage des balais p^ d'un moteur ou réceptrice, pour marcIie sans étincelles, est inférieur à celui d'une génératrice identique. Il est donc plus facile de réaliser, avec un moteur, une position invariable des balais pour toutes les charges.

68. Action démagnétisante et transversalement magnétisante de rinduit. — Quand lenroulement d'armature est le siège d'un ^ courant, on a, à la péri-

phérie de l'induit, une force magné tomotrice uniformé- X ^ ment répartie, qui change

de sens aux balais.

(L'action magnétisante du courant d'induit se résoud ^'~" en deux composantes. — Prenons, par exemple, une armature en tambour à 34 /' conducteurs induits. Nous

pouvons, sans qu'il en ré-

' suite de modifications dans

1^ l'action magnétisante de l'in-

F»8- *96. (luit supposé immobile, ima-

Spires démagnéUsantes et ti-ansversalement ; mmliiptoiirs rolin^

magnétisantes do Tarmaturc. S*"^^ ^^^ COndUCieurs relies

comme dans la figure 196. On obtient ainsi deux bandes de courant opqr et abcdy dont les largeurs, sont déterminées par la position des balais. La bande ojoyrest normale à la direction NS et agit en opposition avec le champ inducteur, soit comme démagnétisante, ainsi qu'il est facile de s'en rendre compte d'après le sens du courant qui j circule.

Mais, de môme que le flux total produit par l'ensemble des ampères-tours inducteurs ne pénètre pas dans l'induit, de môme le flux total produit par les ampères-tours démagnétisants de l'induit ne pénétrera pas dans les spires des électro-aimants. Aussi est-

il nécessaire, pour compenser Taction démagnétisante de la bande de courant opqr, de disposer sur les électro-aimants un nombre d'ampëres-tours supérieur à celui qui correspond à la bande de courant considérée.

Quant à la bande €U>cd^ elle est dirigée suivant NS et agit par suite en aimantant le noyau transversalement. Dans la figure 196 on compte 6 spires démagnétisantes et 11 spires d'aimantation transversale, dont les unes affaiblissent le champ magnétique, tandis que les autres provoquent la torsion de la zone neutre dont il a été précédemment question.

69. Forme du champ d'induit. — Nous allons maintenant déterminer pour les machines multipolaires (et les résultats obtenus s'appliqueront naturellement aussi aux machines bipolaires) le champ total créé par le courant d'induit et étudier son action aifaiblissante sur le champ inducteur fourni par les électro-aimants.

Pour pouvoir déterminer la force électromotrice induite dans l'enroulement d'armature, il est avant tout nécessaire de connaître le flux qui pénètre une bobine au moment où elle se trouve en court circuit.

Dans îa région où la surface d'armature se trouve en regard des pôles les ampbres-tours d'induit déterminent un champ magnétique intense. Dans la figure 197 on suppose l'enroulement d'armature remplacé par une couche de cuivre uniformément distribuée et comportant le même volume de courant que l'enroulement original. On suppose en outre une surface de fer continue opposée à celle de l'armature.

En négligeant les réluctances dans le fer et désignant par je, l'intensité du champ en un point situé à une distance x de Taxe polaire, on a la relation

dans laquelle Oj représente le courant dans une bande de 1 centimètre de large sur l'épaisseur de la couche de cuivre. C'est, en somme, le quotient du volume de courant par la longueur périphérique de l'armature, et on peut l'appeler « courant périphérique ou linéaire » de cette armature.-

On a ainsi

JCx = or. Constante;

autrement dit, une couche de courant uniformément distribuée à la surface d'une armature développe, dans Tentrefer qui sépare cette surface d'armature et une surface de fer parallèle, une action figurée par une courbe de champ à contour triangulaire.

Face polaire

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