SÉPARATION EXPÉRIMENTALE DES DIFFÉRENTES PERTES
tant en court circuit, à cet eflfet, les rhéostats de réglage pendant le démarrage. Si Ton coupe ensuite le court circuit des rhéostats de réglage en même temps qu'on interrompt le courant dans Tarmature, ou peut déduire le ralentissement de chacune des vitesses angulaires.
Par le ralentissement sous excitation constante on peut encore trouver les vitesses angulaires aux instants correspondants en
mesurant les f. é. m. induites dans Tarmature pendant ce ralen-
.. . T . vitesse angulaire . . .
tissement. Le rapport -«-7 . . ., — est constant.
^'^ f. é. m. induite
On n'a besoin de faire ainsi que deux ou trois lectures de vitesse angulaire et mesures de tension simultanées. Si Ton observe ensuite les tensions durant toute la période de ralentissement, on déduit les autres vitesses angulaires de la valeur moyenne— obtenue d'après les trois premières mesures de la vitesse et de la tension, de sorte que, pour e^ volts mesurés à un moment donné, on a, pour la vitesse angulaire correspondante,
(u^ =|— J . e^. Durant le ralentissement sans excitation le magnétisme rémanent sert à induire la f. é. m. à mesurer. Cette méthode n'échappe complètement à la critique que s'il s'étend, entre l'ouverture du circuit d'excitation et la première lecture au voltmètre, un temps sufGsant correspondant au retard magnétique. Dans les machines fortement saturées l'annulation du magnétisme est lente à se produire, de sorte qu'on ne peut alors procéder à la mesure des vitesses d'après les lectures au voltmètre que si la machine possède déjà, avant le moment où l'on coupe la source d'énergie, l'excitation pour laquelle on veut déterminer le ralentissement. On ne peut cependant procéder ainsi, pour de faibles valeurs de l'excitation, que s'il est possible d'amener la macliine à la vitesse nécessaire au moyen d'un petit moteur particulier mécaniquement accouplé avec elle. Avec les machines auxquelles cette méthode s'applique bien il importe peu du reste d'avoir un tachymètre plus ou moins précis pour suivre l'allure du ralentissement.
Une autre méthode, permettant de contrôler les courbes de ralentissement obtenues par lecture d'un tachymètre, consiste à mesurer,. à certains intervalles de temps, à partir du moment de la suppression du courant, le nombre de tours effectué. On doit
déterniiner les intervalles de temps après lesquels il convient de procéder à la lecture simultanée de ce nombre de tours et à celle du tachymètre, de manière à permettre l'observation de 6 à 8 points au moins, entre le début du ralentissement et celui de l'arrêt. Cette observation du nombre de tours eflFectués entre deux observations peut se faire très exactement avec un compte-tours ordinaire. En reportant, en fonction du temps, à côté de la courbe de ralentissement (fig. 413 a, 6), les nombres relevés, on doit avoir une surface totale, comprise entre la courbe de ralentissement et Taxe des ordonnées, égale, à l'échelle choisie, au nombre de tours effectué durant toute la période de ralentissement, autrement dit
surface AacD = / w dt = PP'.
Ju
La courbe des vitesses angulaires n'est autre que la courbe d'intégration de celle de ralentissement.
On peut contrôler la courbe de ralentissement par celle des vitesses angulaires en menant des tangentes en des points appropriés et posant C tg a = ac ; C se détermine d'après quelques valeurs plus certaines. On peut donc ainsi vérifier en particulier ceux des points de la courbe de ralentissement pour lesquels la transmission du tachymètre occasionnant des balancements ne permet que des lectures indécises des nombres de tours.
Pour déduire des courbes de ralentissement les valeurs absolues des pertes on détermine par un essai ultérieur la puissance nécessaire, à vide, pour entraîner la machine en réceptrice à excitation constante t'd et différence de potentiel variable aux bornes. On note le courant /, dans l'induit et la vitesse angulaire (o. Portant alors en abscisses la puissance à vide
Pj + Pfl + Pp = s pertes = 17. 1, - I\.Ki et 0) en ordonnées, on a (fig. 413 c)