IS)"+^(IS
et par suite, inférieure aux pertes réelles en charge. Pour les
machines faiblement saturées, les pertes par liyslérésis obtenues
par superposition sont donc trop faibles.
Les relations envisagées dans ce qui suit s'appliquent à une
machine fortement saturée. Les courbes tracées sur la ligure 416
se rapportent à une génératrice de traction de 300 kw. Des champs
dans Tair
à vide
:Fe«o = 8880 gauss
et en charge
3Zi ch = 10400 gauss
on déduit pour l'induction dans les dents :
à vide
îBz miu o = 20500 gauss-
et en charge.
CHAPIÏUK VlXriT-GINQUIÊME
33« minch = 22900 gauss.
Le champ pour la machine en court circuit a été déduit de la caractéristique à vide (fig. 414) et a fourni pour l'induction dans les dents en court circuit
â5,mink = 15850 gauss.
innnn-
Mn-
finon-
^nfïi-
kl
) «b cm
Fi^'. 416.
(iourbes <Io champ d'une génératrice de 500 k\v.
En charge les pertes dans le fer sont proportionnelles à /" j = 1,51. La somme des pertes à vide et en court circuit est proportionnelle à
/20500 y« / 15850 y« ^ . g. . o 8 - •> On
yïm) +^Tôôr; -«.20 + 0.8-2,05.
Avec de fortes saturations la superposition donne des pertes trop grandes par hystérésis.
Ces différences sont dues principalement aux pertes dans les dents. Les valeurs introduites ne correspondent aussi qu'aux inductions maxima en des points déterminés, et pour cette raison les écarts qui se produisent dans les conditions usuelles sont beaucoup plus faibles.
Maintenant, en ce qui concerne les pertes par courants de Foucault, celles correspondant au champ de marche à vide sont comprises dans la puissance fournie à vide, et celles coirespondant au champ d'armature, dans la puissance fournie en court circuit. On pourrait ici se livrer, en ce qui concerne la légitimité de la superposition, à des considérations analogues à celles exposées à propos des pertes par hystérésis, en remplaçant la puissance
1,() parle carré. On arriverait à des résultats analogues, à savoir que, avec de faibles saturations, la superposition donne des valeurs trop faibles et, avec des saturations élevées, des valeurs trop fortes pour les pertes par courants de Foucault.
Il y a cependant des pertes par courants de Foucault qui ne sont comprises ni dans la puissance fournie à vide ni dans celle fournie en court circuit. Ce sont les courants de Foucault additionnels dans le cuivre d'armature dus à l'augmentation d'induction dans les dents produite par Taimantation transversale en charge ; l'expérience montre que les pertes par courants de Foucault dans le cuivre croissent très rapidement à partir d'une certaine saturation des dents (20000 gauss environ), tandis qu'elles sont presque nulles pour de faibles saturations, ainsi que dans l'essai en court circuit.
Il en est de même des pertes par courants de Foucault dans les parties massives de Tarmature, car elles dépendent de l'épanouissement latéral du llux au delà du noyau d'armature. Cette frange latérale croît rapidement pour de fortes saturations et détermine des courants de Foucault additionnels qui, dépendant du champ d'armature superposé au champ k vide, ne sont pas non plus mesurés dans l'essai en court circuit.
En ce qui concerne les pertes par contact au collecteur, on verra au § 108 que la superposition des courbes de potentiel aux balais, à vide et en court circuit, donne une courbe de potentiel approchant de celle en charge. En négligeant la tension constante^a, on a, dans Tessai en court circuit et pour un calage des balais sensiblement dans la zone neutre géométrique, presque les mômes conditions de commutation qu'en charge ; f^ et P^ sont, par conséquent, presque les mômes dans les essais en court circuit et en charge.
On voit ainsi que l'erreur résultant de la superposition des champs, pour des machines très fortement saturées, se trouve en partie compensée; il est possible cependant que, même dans ce cas, la somme des pertes déterminées h vide et en court circuit soit encore inférieure aux pertes en charge.
Il serait très désirable que des essais fussent entrepris sur une grande échelle en vue do fixer ce point. On peut néanmoins
admettre que, dans les conditions normales et courantes de saturation, la somme des pertes constatées à vide et en court circuit correspond avec une grande approximation à celles en charge.
La question de la mesure de la puissance fournie à vide a déjà été examinée. On l'obtient soit par la mesure de la puissance fournie à la machine fonctionnant en réceptrice avec la f. é. ni. induite correspondant à la vitesse angulaire normale, soit en entraînant la machine à l'aide d'un moteur taré.
-iHHi-
— Tf.
FiR. 417. ^k
Gouplafço pour l'obsorvalion du ralcnlissonicnl tl'uno machine on court circuit.
Maintenant la puissance fournie à la machine dans l'essai en court circuit peut se mesurer soit avec un moteur taré, soit d'après l'observation du ralentissement en court circuit.
Dans ce dernier cas la machine doit être couplée conformément au schéma de la figure 417.
Le courant nécessaire à l'excitation delà machine en court circuit est établi pendant qu'elle est au repos. Pour lancer la machine en réceptrice on met provisoirement le rhéostat d'excitation en court circuit. La vitesse voulue étant atteinte, on interrompt d'abord le courant d'armature en amenant le levier a de commutateur à la position de repos. On supprime ensuite la connexion qui met en court circuit le rhéostat d'excitation et on amène la manette du commutateur dans la position b dès que le courant voulu d'excitation est établi.
Avec les machines présentant une grande inertie magnétique il s'écoule toujours un certain temps avant que le courant d'excitation atteigne la valeur nécessaire au ralentissement en court circuit. Aussi, en vue d'éviter des à-coups dans l'intensité et dejj
DETEIIMINATION DU UENDEMEXT D'UNE MACHINE
élincelles pai' suite d'une brusque mise en court circuit de Tarmature, est-il bon, quelques secondes après rétablissement de l'excitation, de ne pas fermer brusquement le court circuit^ mais de coupler d'abord la machine sur une résistance qu'on réduit ensuite progressivement. Jj'observation du ralentissement s'effectue, comme il a été dit page 338, à partir du moment de la mise en court circuit. On note, en môme temps que la vitesse angulaire et aux mêmes intervalles, l'intensité du courant de court circuit.
Exemple d'essai par ralentissement dune machine encourt circuit. — Nous citerons, à titre d'exemple dans cet ordre d'idées.
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i r^ "^ «im \
Nj > \
2ra- -^^
Wall 2D00 180Q 1200 a» 400 0 D 20 X 40 50i2ek.
Fig. 418.
Ralenlisseraent en court circuit.
Sek = Temps en secondes.
Walt = Puissance en walls.
Touren prs Min. = V. angulaire en l/miii.
les essais effectués sur la machine en dérivation de 43 k\v dont il est question au Chapitre XXVII (fig. 423).
La courbe de ralentissement de cette machine en court circuit est donnée par la figure 418. On a obtenu la courbe I en calculant la relation entre {P^ * + Pj) et la vitesse angulaire et prenant comme point de départ la constante G préalablement déterminée (Voir p. 384) d'après la courbe de ralentissement en court circuit.
Si l'on reporte sur cette figure la courbe II représentant les pertes par frottement déterminées par la méthode de ralentisse-
* Nous représentons par Pv les perles dans le cuivre de l'armature et au contact du collecteur mesurées pour la machine en court circuit. Pk est ainsi rgal à Pc«+ Pu •
572 CHAPITKE VlNCiT-CINOUIÉMK
ment de la machine sans excitation, on obtient en P^ les pertes encourt circuit. La somme des pertes dans le cuivre, au collecteur et aux balais étant supposée varier proportionnellement au
carré du courant dans l'induit, on a pour valeur de la résistance effective
Arm
DO
,fin
Le tableau ci-après donne les valeurs observées pour le ralentissement et celles de R calculées, en fonction de la vitesse angulaire.
Lorsque la vitesse diminue, les pertes dans Tarmature deviennent plus petites, tandis que les pertes au contact du collect(»ur augmentent, en raison de l'accroissement de la résistance de contact corrélative de la réduction de la densité de courant. Cette compensation entraîne un très minime accroissement de la résistance effective quand rintensité décroît. La ligure 419 montre l'allure du courant de Tarmature en court circuit en fonction de la période de ralentissement.
10 20 30 40 50 sec.
Fig. 419.
Variation de rinl<»nsilé on court circuit durant la période do ralentissement.