MACHINES POUR APPLICATIONS METALLURGIQUES
qu'elles doivent débiter des courants très intenses sous faible différence de potentiel. La tension déterminée par la f. c. é. m. des cuves électi-oly tiques ou des fours de fusion et par la chute ohmique n'atteint guère que 3 à 8 volts pour des génératrices travaillant sur des bains, selon le nombre des cuves couplées en série. En ce qui concerne les machines fournissant des courants de fusion, leur tension est plus élevée et en corrélation avec la f. c. é. m. de l'arc. Avec les premières, la quantité de métal obtenue ne dépendant que de l'intensité, on peut avoir affaire à des milliers d'ampères et l'on construit pour ces applications des machines fournissant jusqu'à 7500 ampères sous 4 k 6 volts de différence de potentiel aux bornes.
La basse tension des machines pour élcctrolyse conduit, lorsqu'on les excite en dérivation, à des sections exagérées de conducteurs pour la dérivation et à des courants d'excitation très intenses, et par suite, à des rhéostats de réglage volumineux et coûteux. Aussi les génératrices sont-elles souvent, dans ce cas, excitées par des machines indépendantes, de tension plus élevée. On emploie peu l'excitation séparée avec les machines destinées à la fusion électrique pour laquelle on recourt à des tensions plus fortes. Ce mode d'excitation présente aussi cet inconvénient qu'un court circuit dans le four exagère outre mesure l'intensité, ce qui n'est pas possible avec les machines simplement excitées en dérivation.
La production de grandes intensités à si faible tension impose des conditions particulières pour les dimensions à donner aux machines. Celte tension minime exige que la f. é. m. induite dans une barre
e= 3t.l,v. 10-» (Tome I, p. 2)
soit faible ; on arrive alors à un nombre trop restreint de baiTes par voie d'enroulement, de sorte de petites différences de f. é. m. induites dans des barres individuelles, d'une barre d'ai^mature a une autre, interviennent puissamment et peuvent déterminer de forts courants internes. On doit donc travailler, pour des armatures en parallèle, avec un faible champ d'entrefer (.TC« ~ (5500 gauss) et, avant tout, avec de faibles vitesses angu-
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laires par rapport à la puissance. La longueur de l'arnialure doit de môme être réduite le plus possible, comme il est indiqué cidessous. Ces trois conditions conduisent cependant à un grand diamètre d'armature, puisque, d' après l'expression (28), p. 309,
«i . Oi 5C« . / . w
et, par suite, les machines sont coûteuses eu égard à leur puissance.
Les grandes intensités mènent à un grand nombre de voies d'enroulement, parce que le courant ne saurait dépasser, par voie, une certaine intensité. Les valeurs usuelles sont généralement dépassées dans les machines ici traitées et on y trouve, par voie d'enroulement, des intensités de 230 et 300 ampères.
La commutation se présente, dans ces macliines, dans des conditions particulièrement désavantageuses, puisqu'on ne peut naturellement, en raison des faibles tensions, recourir qu'à des balais de cuivre et qu en outre la commutation doit porter sur des intensités exceptionnellement élevées. On doit donc tendre à réduire le plus possible la self-induction apparente des sections. Il faut, à cet effet, employer soit des armatures lisses, soit des armatures à larges rainures admettant chacune le plus grand nombre possible de barres. Les larges rainures conduisent à des inductions particulièrement élevées dans la denture, ce qui est un avantage. Quant au choix du genre d'enroulement, on se reportera à ce qui a été exposé page 291. Pour éviter dans les pôles les courants de Foucault résultant de la grosse denture périphérique de Farmature, on appliquera des épanouissements feuilletés. On poussera, en outre, aussi loin que possible la subdivision des conducteurs d'armature de manière à empêcher les pertes par courants de Foucault d'y prendre une importance considérable (p. 634). En partant du même principe il paraît indiqué de multiplier, dans le môme but, les lames du collecteur (Voir p. 101). Une faible vitesse angulaire et une armature de longueur réduite favorisent aussi la diminution de la self-induction.
De larges dimensions et une construction soignée du collecteur sont d'importance capitale pour le fonctionnement sans étincelles de ces machines en raison des intensités considérables qui doivent