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CONSTRUCTION DU CORPS DE L'ARMATURE

6. Noyau d'armature et isolation de ses tôles. — 7. Ventilation du noyau. — 8. Corps d'armature en tambour. — 9. Corps d'armature en anneau. — 10. Calcul des bras de croisillon d'armature. — 11. Fixation de l'armature sur l'arbre.

6. Noyau d'armature et isolation de ses tôles. — Le noyau d'armature fait partie du circuit magnétique de la machine.

Pour réduire le plus possible la puissance perdue en courants de Foucault induits dans le noyau d'armature par suite de sa rotation, il faut lameller ce noyau dans une direction normale aux f. é. m. induites et par conséquent, normalement aux conducteurs actifs de l'armature. On atteint une division suffisante de la masse de fer en employant des disques en tôle de 0,3 mm environ d'épaisseur.

Ces disques de tôle sont isolés les uns des autres par des disques en papier mince ou par une couche de vernis isolant (laque isolante ou silicate). La légère couche d'oxyde qui les recouvre naturellement contribue aussi à leur isolation mutuelle.

L'isolation au papier est aujourd'hui la plus employée. Ce papier, de 0,04 à 0,06 mm d'épaisseur, peut se découper en disques indépendants qu'on intercale ensuite entre les disques de tôle. La machine à coller ensemble tôles et papier, imaginée par 1' A. -G. Siemens et Halske, a particulièrement fait ses preuves. Ce genre de machines est construit par les ateliers H.-F. Stollberg, d'Offenbach-sur-le-Mein. Elles collent généralement la tôle et le papier en feuilles, avant tout découpage; ce papier peut n'avoir alors que 0,02 à 0,03 mm d'épaisseur.

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