FIXATION DE L'ENROULEMENT SANS FRETTAGE
s'engagent dans les mortaises a et b des mâchoires du bandage.
Serrage de bandage par tendeurs.
• Ateliers d'OErlikon.
KaT
On peut, au lieu de clavette, employer des vis à deux pas contraires agissant comme tendeurs (fig. 112).
Les Ateliers d'CErlikon ont imaginé un dispositif intéressant pour maintenir, sans cales, les fils de grandes armatures de 460 cm de diamètre sur 40 cm de longueur des machines à courant continu installées à l'Usine d'énergie électrique de Rheinfelden. A cet effet, on a disposé à intervalles égaux dans le corps d'armature trois disques en feuille de laiton, munis de saillies périphériques K (fig. 113) qui dépassent les dents de l'armature ; des réglettes en fibre percées d'ouvertures correspondantes sont enfilées sur les saillies de laiton qui sont ensuite rabattues alternativement à droite (K,) et à gauche (K,).
On peut encore, dans le cas d'enroulements à connexions frontales, utiliser
pour le maintien des conducteurs les connecteurs auxiliaires comme ceux de la figure 106. On peut de même, comme on le voit sur la figure 314, garnir les bases de l'enroulement de collerettes métalliques qui le maintiennent.
JK,
Fig. 113.
25. Généralités sur la construction du collecteur. — 26.Nature et con formation des lames. — 27. Isolation du collecteur. — 28. Exemples de construction de collecteurs. — 29. Liaison des fils d'armature avec le collecteur.
25. Généralités sur la construction du collecteur. — Le collecteur est, dans certaines circonstances défavorables, exposé à une usure constante et rapide. Dans de bonnes conditions de fonctionnement, c'est-à-dire avec une marche sans étincelles et quand la matière employée pour les lames et les frotteurs est de qualité convenable, il peut, au contraire, durer bien des années.
L'absence d'étincelles dépend surtout de la construction de la dynamo ; mais celle du collecteur lui-môme a son importance. On doit, à cet égard, se préoccuper tout particulièrement de la matière constitutive des lames, de l'isolation de ces lames entre elles, de l'isolation d'ensemble du collecteur par rapport à sa douille et de la fixation des lames.
Le collecteur doit être fait de matières de premier choix et établi, au point de vue mécanique, de manière à constituer un tout rigide absolument invariable ; les lames sont, à cet effet, serrées sous une forte pression.
26. Nature et conformation des lames. — Les lames se font presque exclusivement aujourd'hui en cuivre dur étiré, suivant profil approprié, coupé de longueur, ou on cuivre étampé, ou bien encore en barres forgées en matrice. Dans tous les cas la matière doit être parfaitement homogène et toutes les lames doivent être d'égale dureté.
Les figures ci-après montrent différentes formes de lames. L'angle a (fig. 114) sous lequel s'engage la douille du collecteur (jui retient les lames doit î^voir de 30 à 45^,
ISOLATION DU COLLECTEUR iOl
La section de ces lames dépend de celle des conducteurs d'armature et du diamètre du collecteur. On ne descend pas, autant que possible, au-dessous d'une épaisseur de 7 à 8 mm ; une épaisseur de 3 à 3,0 mm est cependant encore très pratique. Pour réduire les courants de Foucault dont il a été parlé page 545, tome I, dans des lames très épaisses, comme celles des machines à grand débit sous faible tension servant à Télectrolyse, on peut mettre en parallèle 2 lames plus étroites ou un plus grand nombre, auxquelles est alors connecté un même conducteur d'armature.
27. Isolation du collecteur. — Pour l'isolation radiale ^^ des lames entre elles (fîg. 114), on emploie presque exclusivement le mica tendre, soit à l'état naturel, soit, pour de plus grandes dimensions, sous la forme plus économique de mégohmite, composée de fragments de mica assemblés avec aussi peu que possible de matière agglomérante.
Le mica possède une très grande résistivité ; il n'est, en outre, ni hygrométrique, ni spongieux, de sorte que les collecteurs ainsi isolés
peuvent, sans que leur isolation en soit affectée, être légèrement lubrifiés de temps en temps pendant le service, ce qui contribue à leur belle apparence.
Il est de la plus haute importance que le mica soit exempt de toute trace métallique et assez tendre pour s'user en même temps que les lames qu'il sépare.
Un soin tout particulier doit être apporté à l'isolation des lames par rapport à la masse, car la tension totale de la machine est ici enjeu. L'isolation i^ des extrémités des lames s'obtient au moyen de papier ou de pressspahn, avec ou sans interposition de mica, et, pour les hautes tensions et les moteurs de traction, au moyen de micanite et de mégohmite. Ces isolants terminaux, appelés rondelles ou bagues isolantes du collecteur, se fabriquent, sur commande, d'une seule pièce.
L'application de Tisolant t, de la périphérie interne des lames collectrices n'est nécessaire que dans le cas où Tintervalle d'air entre ces lames et la douille ne présente pas une garantie suffisante d'isolation, ou pour garantir contre la poussière les surfaces internes quand la douille est interrompue. L'isolant doit, surtout dans les machines à haute tension, dépasser les lames d'une longueur suffisante t. Cette portion en est maintenue par une frette en ficelle.
On peut, pour l'épaisseur d'isolant à employer, se baser sur les données du tableau ci-dessous :
TKXSIONS
ÉPAISSEUR EN mm
t'i mica
t, mica.
ï, et 1, papier.
Jusau'à 250 volts
0,5à0,8 0,8àl,0
Ià3 3&5
Jusau'à i 000 volts
En raison de la rigidité mécanique nécessaire, on donnera à i.^ dans les grands collecteurs plus d'épaisseur que dans les petits.
28. Exemples de construction de collecteurs. — Les figures IIS à 130 reproduisent 16 modes de construction difi'érents, empruntés à des machines réellement construites.
Fig. 115.
Société Électricité et Hydraulique,
Charleroi.
Fig. 116.
Parshall et Hobart.
Dans les figures il5, ii8, 119 et 120 un simple écrou en fer assure par son serrage la fixité des lames de collecteur.
Pour les autres constructions indiquées les bagues de serrage ou les segments sont assujettis au moyen de vis. Les bagues de