FIXATION DES PIÈCES MAGNÉTIQUES
Il convient aussi de noter que, en raison de sa plus grande force coercitive, la fonte met plus de temps que le fer à s'aimanter et se désaimanter ; on devra, par suite, en éviter l'emploi partout où il sera nécessaire de réaliser une rapide aimantation ou désaimantation.
Pour les machines à enroulement compound soumises à de brusques variations de charge, comme dans la traction, l'inertie magnétique est un obstacle au point de vue du compoundage, et, pour les machines à grandes masses de fer, le champ magnétique ne suit que trop lentement les rapides variations de la force magné tomotrice. En pareil cas l'emploi de pôles complètement feuilletés et de culasses en fer doux s'impose absolument.
40. Fixation de la pièce polaire sur son noyau et du noyau polaire sur la culasse. Section de la culasse. -- Nous avons donné en détail, au Chapitre XXI, page 442, tome I, différentes formes de noyaux et d'épanouissements polaires appropriés à l'obtention d'un cliamp de commutation convenable et à la réalisation d'une faible aimantation transversale. Les figures ci-après 251, n°* 1 à 17, en montrent les détails de construction.
Les n*" 1 et 2 ne comportent aucune pièce polaire ; noyaux et culasse sont fondus d'une seule pièce. Le pôle n^ 2 en acier coulé peut être évidé intérieurement.
La culasse et le noyau des n**' 3 et 3 a sont en acier coulé, et les pièces polaires, massives ou lamellées, y sont rapportées et fixées par des vis.
Toutes les fois que les culasses et les noyaux sont fondus d'une seule pièce, les noyaux massifs sont exposés à présenter des soufflures. Il est, par suite, préférable soit de couler séparément les noyaux, avec ou sans épanouissements, soit de les forger en fer doux. Les figures n*^* 4 à il représentent des modes de construction de ce genre.
Avec une culasse en fonte et des noyaux en fer doux fortement saturés il est bon d'augmenter la section de raccordement du noyau et de la culasse. On y arrive soit en élargissant, comme dans le n** 6, Tembase du noyau, soit en encastrant, comme dans
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le n^ 7, le noyau dans la culasse, soit encore, comme dans le
Fig. 251 (i & 10).
n^ 8, en interposant entre les deux une plaque en fer forgé S de 5 à 10 mm d'épaisseur*