BOBINES INDUCTRICES. LEURS CARCASSES
Dans la figure 260 H est une douille en laiton, P une couche de pressspahn; B, B sont des frettes, et S, S des goupilles en fer vissées dans le pôle pour soutenir la bobine.
La figure 261 montre comment les bobines peuvent être fixées à la culasse.
Bobines inductrices ventilées (Bg. 262 et 263). — Sur la figure 262, à mi-épaisseur de Tenroulement, sont disposées et
Fig. 262.
Fig. 263.
A.-E.-G., Berlin.
intercalées dans le bobinage des bandes de pressspahn laissant libres entre elles des canaux de ventilation ; des évidements correspondants sont pratiqués dans les joues terminales pour la circulation de Tair.
Dans la construction de TA.-E.-G. de Berlin (fig. 263) le mode de ventilation est différent. Pour présenter une plus grande surface refroidissante la bobine est partagée en trois parties distinctes, isolées entre elles et du noyau par des baguettes de bois qui permettent la libre circulation de Tair le long des quatre faces du noyau. Afin d'augmenter l'espace libre pour cette circulation on cintre légèrement la bobine sur ses faces latérales.
Le fil employé pour le bobinage des inducteurs est recouvert d'un guipage simple ou double. On n'applique le fil guipé une seule fois qu'à la condition de passer au vernis chacune des couches du bobinage.
Le commencement et la (in du bobinage sont munis, comme on le voit sur la ligure 264 ou de façon analogue, d'un appendice en tôle de laiton. Cette tôle bien isolée et noyée dans l'enroulement présente, à son extrémité libre, une oreille dans laquelle vient se souder le fil de connexion avec la bobine voisine.
Les bobines sans carcasse proprement dite sont revêtues de papier, de cretonne, de toile, de ficelle, etc. ; pour les moteurs de
Fig. 2G4.
Sorties de courant de bobines inductrices.
tramways on emploie aussi des couches de mica et de micanite. On obtient une surface mécaniquement robuste et bien isolante par le procédé suivant : on commence par plonger la bobine dans du vernis Japon A ; on la recouvre ensuite de matière isolante ; puis on la plonge de nouveau dans le vernis précédent et finalement on l'enduit de vernis Sterling ou Excelsior.
Dans tous les cas un séchage parfait des bobines ainsi isolées s'impose absolument.
42. Disposition de l'enroulement compound. — La figure 263 reproduit quelques-unes des dispositions habituelles d'un enroulement de compoundage. Dans les n°M à 3 l'enroulement en série est appliqué sur l'enroulement en dérivation ; dans le n** 1 il est constitué par du fil ou du câble ordinaire, dans le n^ 2, par du fil à section rectangulaire qui tient moins de place, et dans le n° 3 par des couches de cuivre en bande, isolées les unes des autres par des couches de papier. L'isolement entre les deux enroulements en série et en dérivation doit être en rapport avec la différence de potentiel existant entre les deux enroulements, qui n'est autre d'ailleurs, au maximum, que la tension aux bornes de la machine.
Dans les figures 263-4 et 266 les deux enroulements sont plus indépendants. L'enroulement en série est constitué par de la bande de cuivre appliquée à plat ou sur champ. La constitution distincte