TROISIÈMB DEGRÉ MAÇONNIQUE.—LE MAITRE MAÇON
‘ La loge de maître est décorée en noir. Sur l'autel est un crâne humain, et une lampe à esprit de vin allumé. Sur le tapis un cercueil... la loge est obscure. Tous les frères sont habillés en noir, et dans quelques loges on met un tablier noir sur lequel se trouve brodée une tête de mort.” (Eckert, Franc-maçon t. I. p. 52.)
Les préliminaires ressemblent à ceux des degrés précédents.
La toilette de rigueur, c’est d’avoir les deux brss, les deux seins etles deux genoux à découvert, les pieds sont chaussés de pantoufles acculées au talon.
Dans- cet état l’on amène le candidat au Vénérable qui lui dit d’un ton grave. ‘“Ilest juste, Monsieur, de vous avertir qu'on vous prépare une épreuve très sérieuse pour votre courage, en même temps qu’on va vous demander un serment des plus solennels ; ê ; vous prêt à accepter l’une et l'autre ? ”
Un candidat voulant agir en homme libre et prudent répondrait alors au Vénérable :
DL I! HR 7 is
| | “ Vénérable,—Je suis courageux, pourtant j'ai- | 1° merais à connaître d'avance l'épreuve dont il s’agit. | ri 1 Quelle est-elle ?
| “ Vous me demandez un serment des plus so- | | lcnnels. Un homme prudent ne peut contracter | | pareille obligation, sans en connaître les termes et 1 sans en examiner les conséquences.
Quel est donc ce serment solennel ?
| Voilà ce que dirait un homme libre et raison- | nable. Mais la Maçonnerie veut, non des hommes qui examinent et discutent, mais des esclaves.
Jure d’abord, obéis ensuite ! Telle est la théorie de l'Ordre, et telle est aussi sa pratique.
Le Candidat répond affirmativement aux deux . propositions du Vénérable.
(M Alors, on le fait agenouiller au pied de l’autel. | Il pose les deux mains sur la Bible et répète, |
après le Vénérable le serment du maître maçon.
ne
| Serment du maître maçon.
‘Moi, X... en présence du Très Haut et de cette digne et vénérable loge, dûment constituée, régulièrement assemblée et ouverte selon les règles ; de mon plein gré et consentement, je promets so-
it j'ais'agit.
lus s0tracter mes et
raisONiommes es.
théorie
x deux
autel.
répète, açon.
t et de istituée, règles ; nets S0-
ET | Den
lennellement et je jure de toujours céler, cacher et ne jamais révéler les secrets et mystères du degré de maître maçon, à personne au monde, si ce n’est à celui ou à ceux à qui légalement et justement je puis le faire. Encore ne le ferai-je pour eux qu'après avoir par épreuves et strict examen, obtenu la conviction qu’ils en sont dignes et qu’ils appartiennent à une loge de maître maçon.”
‘“ De plus, je jure solennellement de ne pas révéler les secrets du troisième degré à celui qui n’est que compagnon maçon, de même que le compagnon doit cacher les secrets de son degré à celui qui n’est encore qu'apprenti. Tous ces secrets, je ne les révélerai à personne au monde, si ce n’est à de vrais et fidèles frères maçons.”
‘“ Te m'engage à obéir aux signes légaux et aux ordres que me donnera une loge de maîtres maçons, pourvu qu'ils soient compris dans mes obligations. Je n’apporterai aucune excuse, excepté la maladie ou l'urgence pressante de mes occupations privées ou publiques.”
‘ Je jure solennellement de maintenir et d’observer en paroles et en sa les ch points du
compagnon maçonnique.” ‘Ma main donnée à un maçon sera un gage certain de fraternité.” ‘ Mon pied traversera dangers et difficultés pour
se mettre près du sien et former une colonne de défense mutuelle et de sûreté.”
“ La position que je prendrai dans mes prières quotidiennes me rappellera ses besoins et disposera mon cœur à soulager ses infortunes, autant que je pourrai le faire, sans détriment pour moi et les miens.”
‘ Ma poitrine gardera comme chose sacrée, les secrets qu’il me confiera. Toutefois le meurtre, la trahison et la félonie et autre offense contraire à la loi de Dieu, et aux règlements du royaume, font exception à cette règle en tous temps, ox à mon propre choix”
‘ Enfin, je défendrai le caractère d’un maçon en son absence aussi bien qu’en sa présence. Je ne le mépriserai pas moi-même et je ne le laisserai pas mépriser par d’autres, mais je repousserai har-
diment toute calomnie contre son honneur, et je respecterai strictement la chasteté de ceux qui lui sont chers, c’est-à-dire, la personne de sa femme, de sa sœur et de son enfant. Je n'aurai avec eux, le sachant bien, aucune relation charnelle illégi-
time.” ‘Je jure encore solennellement de ne jamais J< Le faire le moindre tort à un maçon et de ne pas souffrir qu'on lui en fasse, sans l’en avertir de suite. Je préférerai aussi toujours un maçon dans mes
Re DNRSE CE ES
ne de entreprises, et je le recommanderai aux autres { selon mon pouvoir tant qu'il agira honnêtement, $ prières honorablement et fidèlement vis-à-vis de moi et dl dispo- des autres.” $ autant ‘ T'observerai tous ces points sans équivoque ni moi et
rée, les rtre, la ire à la ne, font , à mon
açon en Je nc laissera rai harur, et je x qui lui femme, vec EUX, le illégi-
e jamais
ne pas de suite.
ans mes
restriction mentale. Si je manque à l’un d’eux, je consens à avoir / corps coupé en deux, les entrailles arrachées et brûlées, et les cendres jetées aux quatre vents du ciel, en sorte qu’il ne reste de moi aucun souvenir parmi les hommes, et surtout parmi les maçons.
‘Que Dieu me soit en aide, et me garde fidèle à cette grande et solennelle obligation de maître maçon.” (Carlile, Manuel, p. 65.)
Réflexions sur le serment du maître.
Voilà donc le serment du maître maçon.
Avant de passer outre, faisons quelques observations: *
lo. Le maître jure de ne rien dire des secrets de son degré au compagnon maçon, et celui-ci fait le même serment vis-à-vis de l'apprenti. Pourtant, apprenti, compagnon et maître s’appellent frères et se disent enfants de la même mère.
= Et = AZ à - = enset RSC 2 SAP Pi A AE PTE DAT
Re: TE